Afin de soutenir la Maison Source Bleue de Boucherville
Membre du conseil d’administration de la Maison Source Bleue, éjean Moreau s’apprête à vivre une expérience à tout le moins particulière au début du mois de février. Il participera au Yukon Artic Ultra, une épreuve sportive exceptionnelle qui se déroule en pleine toundra, dans des conditions de froid sibérien.
Des athlètes de plusieurs pays entreprendront l’une ou l’autre des courses au programme : 42 km, 160 km ou 515 km. Les participants ont le choix de parcourir ces distances en raquettes, vélo, ski de fond ou à pied, sur le sentier balisé Yukon Quest, en effectuant le parcours par un seul de ces moyens. M. Moreau en sera à sa deuxième expérience au Yukon Artic Ultra. Après avoir terminé le 160 km sur ses skis de fond en 52 heures l’année dernière, atteignant le 14e rang, il s’attaque cette fois au 515 km, en course à pied, l’épreuve la plus exigeante. Il compte achever cette distance en moins de sept jours.
Le contexte dans lequel se déroule ce type d’activité sort éellement des sentiers battus. À cette période de l’année, le mercure dans cette égion du Canada, tout près de l’Alaska, oscille entre moins 32 °C, sans parler du refroidissement éolien, et moins 44 °C. Le soleil se lève vers 10 h et se couche à 16 h 30. Les coureurs prennent le départ à Whitehorse, se dirigent sur un trajet rectiligne en direction nord vers Carmacks, près de Dawson.
Chaque participant effectue la course en solitaire, en transportant tout le nécessaire pour assurer sa survie pendant les jours de cette traversée du désert. Un défi à plusieurs niveaux. Dans le cas de éjean Moreau, seul candidat au 515 km ésidant au Canada, il s’agit de tirer un traîneau avec 40 livres de bagages, essentiellement une tente, des équipements pour cuisiner ses repas, des vêtements et autres articles indispensables.
Comment se prépare-t-on à affronter ce type d’épreuve? « Il faut être un peu fêlé… », étorque M. Moreau en rigolant. En fait, il sait dans quoi il s’embarque. Depuis qu’il a 18 ans, il fait de la course, souvent sur de longues distances. Il trouve dans ces activités un bon prétexte pour se mettre en forme. Courir 10 km à pied ou en ski de fond représente pour lui une heure d’exercice intense qu’il exerce égulièrement.
Mais dans le cas de ce qui l’attend au Yukon, il s’agit d’une épreuve qui s’échelonne sur une semaine. « Dans le froid extrême, il importe d’avoir le bon équipement pour affronter les éléments. Lorsqu’on fait un effort physique intensif, on développe de l’humidité sous ses vêtements à cause de la chaleur du corps et lorsqu’on arrête, il faut éviter que la condensation devienne un vecteur de froid », explique le coureur d’expérience âgé de 58 ans. Le truc, c’est de savoir mesurer la température extérieure par rapport à celle que génère notre corps et choisir les vêtements par couches les plus efficaces pour éviter la condensation intérieure, poursuit-il.
Sur le plan psychologique, il importe d’être bien préparé en raison du contexte particulier de l’épreuve, car lorsqu’on se retrouve seul la nuit dans cet environnement à moins 40 °C, certaines personnes pourraient céder à la panique s’il y a des problèmes inattendus à égler. « La fatigue peut aussi occasionner des mirages comme dans le désert, une sensation assez étrange », reconnaît notre interlocuteur.
Cet athlète a participé à au moins 25 marathons au cours des 40 dernières années. Il sait mesurer ses efforts et ne pas dépasser ses limites. Courir le Yukon Artic Ultra le motive au plus haut point. L’année dernière, l’accueil que lui ont éservé les autres concurrents à son arrivée l’a extrêmement touché. L’expérience l’a comblé.
Les personnes qui souhaitent le soutenir dans cette démarche peuvent effectuer un don à la Maison de soins palliatifs de Boucherville. Tout l’argent recueilli sera remis à cet établissement.
