Document annuel colligé par le ministère des Affaires municipales du Québec
Il y a une quinzaine d’années, la dette de la Ville de Sainte-Julie dépassait les 50 millions de dollars et le service de la dette se situait à plus de 26 % du budget de la Municipalité, ce qui avait pour effet de mettre quantité de projets intéressants sur la glace…
Au fil des ans, l’accent a été placé sur une gestion plus efficace ainsi que sur un contrôle plus serré des dépenses et de la dette. Aujourd’hui, le service de la dette ne représente plus que 14,47 % du budget, soit presque deux fois moins qu’à la fin des années 1990.
Les efforts déployés sur une longue période ont fini par porter leurs fruits. « En consultant notre profil financier 2013, nous sommes à même de constater l’excellente santé financière de la Ville de Sainte-Julie et d’apprécier, une fois de plus, les améliorations par rapport aux données comparables contenues dans celui de 2012 », a déclaré la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, lors de la conférence de presse portant sur le profil financier de la Municipalité.
Le document préparé par la Direction générale des finances municipales du ministère des Affaires municipales, des égions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) présente plusieurs statistiques concernant les données de 2012 de la municipalité, des sommaires et comparaisons entre les différents groupes de villes avec la classe de population, la MRC, la égion administrative ou encore avec l’ensemble des villes québécoises.
Le « bulletin » de la Ville
Ce profil est, aux yeux de l’administration, le « bulletin » annuel de Sainte-Julie. « Il n’y a pas d’interprétation. Les chiffres sont les chiffres », fait valoir la mairesse. Ainsi, au chapitre de la taxation, les Julievillois sont moins taxés que l’ensemble des citoyens, toutes catégories confondues. Si l’on compare les taxes par unité d’évaluation, les ésidents de Sainte-Julie paient 496 $ de moins que les habitants des villes comparables et 324 $ de moins par rapport à l’ensemble des municipalités québécoises.
En ce qui concerne les dépenses, elles sont moindres à Sainte-Julie que dans les autres villes, toutes catégories confondues. La conseillère Lucie Bisson, membre de la Commission des finances, a souligné pour sa part qu’une étude des Hautes Études Commerciales publiée cet automne dans le quotidien La Presse démontrait que la Ville de Sainte-Julie figurait en excellente position au chapitre des dépenses, ce que vient confirmer le profil financier du MAMROT.
Pour ce qui est de l’endettement total net à long terme par 100 $ de richesse foncière uniformisée (RFU), il est de 1,3 à Sainte-Julie, soit plus bas de 1,15 $ avec les autres villes comparables et 0,53 $ sous la moyenne de la MRC de Marguerite-D’Youville.
Afin de mieux saisir ces statistiques, la mairesse a ajouté que l’endettement total à long terme par unité d’évaluation est plus bas de 2 318 $ par rapport aux municipalités comparables et de 543 $ avec ses voisines de la MRC.
« La stratégie mise en place par le Conseil municipal d’augmenter le fonds de roulement est un des éléments qui permet certainement l’atteinte de ces chiffres. Cela s’explique aussi par le choix des membres du Conseil municipal qui, au fil des ans, arrivent à conserver une éserve pour immobilisations et un rachat de la dette à même le surplus. Ces trois stratégies mises en commun ont un effet direct sur le niveau d’endettement de la municipalité de Sainte-Julie », a conclu la mairesse.
