Nouvelle phase de mise en valeur du plan de conservation
En 2009, la Ville de Contrecoeur et Nature-Action Québec se sont portés acquéreur d’une partie du bois de Contrecoeur d’une superficie de 65 hectares, propriété d’une grande valeur écologique. Les partenaires financiers de cette transaction d’envergure étaient la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement ainsi que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, et cette propriété a été intégrée au parc égional des Grèves. Un plan de conservation délimitant les secteurs de conservation et de écréation de ce secteur a par la suite été élaboré.
Il y a quelques jours, Nature-Action Québec a annoncé que la mise en œuvre de son plan de conservation et de mise en valeur du parc égional des Grèves à Contrecœur était entré dans une nouvelle phase, grâce à une participation financière de 25 000 $ de la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement. Par voie de communiqué Nature-Action Québec a fait savoir que les gestes qui seront posés en collaboration avec la Ville de Contrecœur permettront aux citoyens d’en apprendre davantage sur les milieux naturels du parc et sur les usages compatibles avec sa conservation.
« Nature-Action Québec va maintenant créer divers outils de sensibilisation destinés aux usagers du parc. Ainsi, on installera plusieurs panneaux d’interprétation qui traiteront de sujets tels que les milieux humides, les écosystèmes forestiers exceptionnels ainsi que la présence d’espèces à statut précaire ou d’intéêt. On affichera également à divers endroits dans le parc des informations sur la manière de pratiquer des activités de loisir tout en respectant l’intégrité du milieu naturel. Les citoyens pourront ainsi devenir, à leur tour, des « agents de protection » du parc. »
« De plus, on organisera un événement pour mieux faire connaître à la communauté locale ce milieu exceptionnel et l’importance de transmettre cet élément du patrimoine naturel québécois aux générations futures », est-il précisé dans le communiqué.
Système exceptionnel
Rappelons que ce projet environnemental a nécessité deux ans de travail dans le cadre d’un grand plan de sauvetage de la colonie de vacances, une institution centenaire de la égion.
Dans la zone conservée de 65 hectares, on retrouve une forêt centenaire abritant une pinède qui a été proposée comme écosystème forestier exceptionnel, de même qu’une zone boisée riveraine qui est l’une des rares forêts intactes au bord du fleuve dans la égion.
Il s’agit d’un secteur de grande valeur écologique puisqu’il fait partie des 31 bois d’intéêt identifiés en 2003 par la Communauté métropolitaine de Montréal.
Nature-Action avait alors souligné le fait que le Québec perd chaque année 200 000 hectares de terres boisées, dont 80 % à des fins de développement ésidentiel, et ses responsables espéraient que ce geste ferait éfléchir d’autres municipalités de la province.
Quant au parc égional des Grèves, d’une superficie de 290 hectares, il comprend entre autres une pinède mature et une zone boisée riveraine qui constitue l’une des rares forêts ésiduelles intactes au bord du fleuve entre Longueuil et Sorel-Tracy.
