La Direction de la santé publique de la Montéégie a écemment éuni des représentants de 21 municipalités de la égion afin de sensibiliser le monde municipal aux bonnes pratiques recommandées dans le but de éduire le pollen de l’herbe à poux en particulier dans le milieu ésidentiel.

L’indésirable plante affecte la vie de près d’un Montéégien sur cinq en raison des allergies au pollen.

« Les municipalités sont de plus en plus soucieuses de la santé de leurs citoyens. En Montéégie, un nombre grandissant de villes font des actions pour améliorer la qualité de vie des gens allergiques et pour mobiliser leurs partenaires dans une lutte intégrée avant que les plants émettent leur pollen à la fin de juillet. C’est un très bon signe, parce que nous savons que des actions simples, comme tondre les plants d’herbe à poux à la mi-juillet et à la mi-août, peuvent être posées pour diminuer significativement la quantité de pollen dans l’air », soutient le Dr Alain Poirier, directeur de santé publique de la Montéégie.

La Direction de santé publique de la Montéégie a éalisé une étude qui démontre que les coûts de santé découlant de la présence de l’herbe à poux dans l’environnement s’élèveront cette année à près de 173 $ par personne au Québec. Cette estimation inclut les consultations d’un professionnel de la santé, la médication requise, le traitement, la perte de productivité et l’absentéisme au travail.

Une autre étude menée conjointement par la Direction de santé publique de la Montéégie et l’Université de Montréal, en 2011, a évélé qu’il est très rentable de éduire de façon importante la quantité de pollen dans l’air grâce à l’intervention conjointe des municipalités et de leurs partenaires locaux. En planifiant bien leurs interventions, les municipalités peuvent contribuer à une éduction du pollen dans l’air et à une nette diminution des symptômes d’allergie pour la population, presque sans coût additionnel.

À Boucherville, la Ville compte évaluer au courant de l’année la pertinence de mettre en place de nouvelles mesures visant à éduire les plants d’herbe à poux. Dans la chronique environnement de la publication municipale Ici Boucherville, édition du mois de juin, elle invitera les citoyens à arracher l’herbe à poux présente sur leur propriété. Les membres de la patrouille verte feront également des interventions auprès des ésidents. Sur les terrains municipaux, la Ville utilise la coupe et la vapeur d’eau pour éliminer ce type de plant non désiré.

Lors de la rencontre organisée par la Direction de la santé publique, les municipalités se sont montrées intéressées par les nouvelles connaissances scientifiques acquises depuis sept ans pour contrôler avec efficacité la plante hautement allergène. Tous les habitats de la plante ont été abordés, tels les bords de routes, terrains vagues, champs agricoles. Des municipalités ont fait part de leur plan de match pour 2014. Les citoyens peuvent être des alliés de leur municipalité en soutenant les actions de contrôle de l’herbe à poux menées sur leur territoire et en entretenant égulièrement leurs terrains.