Coup d’envoi éussi de la série Des Airs d’été Desjardins à Boucherville

La nouvelle série de spectacles extérieurs Des Airs d’été Desjardins, présentée à la Place de l’église, dans le Vieux-Boucherville, a connu un départ canon mercredi soir dernier avec la présence de plusieurs centaines de spectateurs venus entendre le groupe The Lost Fingers.

Après un léger retard sur l’horaire prévu, les musiciens ont fait une entrée remarquée en arrivant sur le parvis de l’église après être sortis par les portes centrales du lieu de culte. Ils ont brisé la glace avec un extrait de leur écent album, lancé en mai dernier : Black Betty, un énorme succès de 1977 du groupe Ram Jam.

La formation originaire de Québec a changé. Après le départ de l’ancien chanteur guitariste Christian Roberge qui a entrepris une carrière solo, deux nouveaux membres se sont joints au groupe. Il s’agit du guitariste François Rioux dont les doigts se déplacent à la vitesse grand V sur le manche de la six cordes et de la jeune chanteuse Valérie Amyot, fort élégante en robe longue blanche des plus seyantes, une ex-candidate de la populaire émission La Voix. Deux bons atouts qui enrichissent le noyau dur des Lost Fingers.

De retour d’une tournée d’un mois en France, les musiciens étaient très heureux de se retrouver sur une scène québécoise. Leurs choix musicaux demeurent dans le même créneau, c’est-à-dire des anciens succès qu’ils éarrangent dans leur style. Une majorité de pièces en anglais au programme. Leur épertoire se renouvelle avec des airs de Earth, Wind and Fire, Dee-Lite (Groove is in the Heart), Like a prayer, de Madonna, pour ne citer que quelques exemples. Les orchestrations ne se limitent pas au style manouche, leur marque de commerce, mais aussi au swing, au genre brésilien et autres variantes dans lesquelles les guitares et la grosse contrebasse prédominent. Le rythme sert de dénominateur commun à leurs musiques d’autant plus qu’il n’y a aucun instrument de percussion pour soutenir la cadence.

Les performances vocales demeurent impeccables tout au long du spectacle et les musiciens montrent leur savoir-faire avec assurance. C’est d’ailleurs ce qu’il nous a été donné de constater dans l’interprétation rythmée du thème des Triplettes de Belleville, chaudement applaudie par l’assistance.

Fondé en 2008, The Lost Fingers connaît un souffle nouveau. Le groupe a fait à ce jour des tournées dans 22 pays. Il a cinq albums à son actif. Le petit dernier a pour titre : Wonders of the World.