2 M$ assumés par la Ville sans hausse du compte de taxes
Plus de 100 citoyens ont assisté à la soirée d’information portant sur les paramètres entourant le choix d’une route dédiée au transport lourd et présentée par le maire de Varennes, Martin Damphousse, le 29 octobre dernier au Pavillon des arts de la scène.
D’entrée de jeu, le maire a expliqué que la transformation du parc chimique amènera inévitablement un accroissement du nombre de camions dans ce secteur, notamment en raison de la venue du projet de biométhanisation sur les terrains de l’usine d’Éthanol Greenfield.
Les analyses de circulation effectuées par la firme Coginac en 2013 démontrent que près de 4 000 véhicules circulent sur la montée de Picardie chaque jour, traversant un secteur qui regroupe près de 50 % de la population de Varennes dans un rayon d’un kilomètre. De l’autre côté, 395 véhicules empruntent la montée de la Baronnie quotidiennement dans un secteur regroupant 0,01 % des Varennois, toujours dans un rayon d’un kilomètre.
Non sécuritaire
Au fil des ans, plusieurs études et rapports ont analysé la problématique du déplacement de camions lourds vers le parc chimique, soit l’Agence métropolitaine de transport, le ministère des Transports, ainsi que les firmes CIMA, BPR, Génivar et Coginac.
Les constats sur montée de Picardie font état d’un volume élevé de véhicules et de camions, une configuration défaillante et non sécuritaire, ainsi que de nombreux déplacements effectués à proximité des ésidences. De son côté, le constat dressé sur la montée de la Baronnie pointe du doigt l’état lamentable de la chaussée. Le maire a précisé que le coût pour refaire le pavage sur cette artère est à lui seul estimé à 4,9 millions de dollars.
Une conclusion commune aux études est que la montée de la Baronnie représente le meilleur scénario dans ce dossier et c’est celui qui a été retenu depuis un certain temps par le conseil actuel.
Pour sa part, Transports Québec a adressé une lettre à la Ville le 12 mars 2012 dans laquelle il est écrit : « …Le MTQ accepte d’interdire le camionnage (excepté livraison locale) sur la montée de Picardie ainsi que sur un tronçon de la route 132 délimité par la route 229 (NDLR : le boulevard Lionel-Boulet) et la montée de Picardie ».
Sans hausse de taxes
Le coût pour un tel projet d’envergure est estimé à huit millions de dollars, selon les données actualisées pour 2015 par la firme BPR dans son étude de 2007. Les coûts de construction s’élèveraient à eux seuls à 5 550 000 $, alors que les honoraires professionnels se chiffreraient à 750 000 $, avec un montant de 650 000 $ pour les imprévus (10 %) et le reste, 1 050 000 $, en taxes (TPS et TVQ).
Ce montant total de huit millions serait divisé en quatre parts égales, soit deux millions pour la Ville, deux pour le gouvernement fédéral (confirmé), deux pour le gouvernement provincial (confirmation à venir) et deux millions pour les entreprises, soit Éthanol Greenfield (un million) et un million également pour la SÉMECS (Société d’économie mixte de l’est de la couronne sud) qui gèrera l’usine de biométhanisation.
Le maire a affirmé que ce projet du côté de la Ville s’effectuerait sans èglement d’emprunt et sans hausse de taxes puisque les sommes nécessaires sont déjà éservées dans les coffres.
Selon l’échéancier, l’acquisition des terrains se poursuivrait en 2014 et la planification (actualisation des coûts et financement ainsi que l’appel d’offres pour plans et devis) aurait cours en 2015, alors qu’on présenterait aux citoyens les plans finaux. L’octroi des contrats et le début des travaux seraient prévus pour 2016 alors que l’on terminerait le tout en 2017 par la mise en place des éléments de mitigation.
Martin Damphousse a précisé que la décision sur le tracé est belle et bien ferme, toutefois le conseil est prêt à évaluer plusieurs éléments de mitigation d’ici à la présentation aux citoyens en 2015.
Il a ajouté qu’à la fin des travaux, il y aurait une ouverture de la part du MTQ pour échanger les juridictions de la montée de la Baronnie, actuellement sous la responsabilité de Varennes, et de la montée de Picardie, qui est de responsabilité provinciale.
