Centre de épit-dépannage Aux Quatre Poches

En fonction depuis 2013, le programme de soutien aux jeunes personnes handicapées de 21 ans et plus au Centre de épit-dépannage Aux Quatre Poches risque d’être remis en question dans quelques mois à moins que Québec accorde une aide financière pour assurer sa pérennité.

À sa première année de création, une dizaine de jeunes y ont participé et l’an dernier, leur nombre est passé à une vingtaine. Des familles ont également ajouté le nom de leur proche ayant besoin de ce service sur une liste d’attente. Bref, la demande pour cette assistance est en croissance mais l’établissement n’est plus en mesure d’y épondre faute de ressources.

«Nous faisons face à un déficit de 60 000 $ par année dans ce programme. Nous avons pigé dans les minces surplus budgétaires du centre Aux Quatre Poches mais nous ne pourrons pas continuer d’être en déficit pendant longtemps. Nous avons besoin de l’aide du gouvernement. Nous ne voulons pas laisser tomber les familles qui s’occupent de ces jeunes», clame Isabelle Julien, responsable du développement financier au centre de épit-dépannage.

En 2013, Québec a mis à la disposition des organismes communautaires une somme de cinq millions de dollars pour des programmes de ce type dans la égion de la Montéégie. Les critères  des programmes prévoyaient un budget pour un éducateur par groupe de quatre à sept jeunes. Or, en raison des cas lourds dont il s’occupe, le Centre Aux Quatre Poches doit limiter à  deux le nombre de jeunes par éducateur. De ce fait, l’établissement n’a pas pu bénéficier de cette aide publique parce que sa demande ne s’inscrivait pas dans les critères établis.

«Nous sommes le dernier recours pour les familles ayant un enfant handicapé de 21 ans et plus. Si le programme que nous avons mis sur pied cesse, les jeunes se retrouveront dans des centres d’accueil avec des personnes âgées. Ça coûtera plus cher à tout le monde; cela n’a pas de bon sens», se désole la porte-parole de l’établissement.

Les dirigeants du centre de épit-dépannage ont écrit au ministre de la Santé Gaétan Barrette et à sa collègue déléguée à la éadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, afin de les sensibiliser à cette situation préoccupante. Ils sollicitent une rencontre pour les  informer de leur manque de ressources. «C’est un cri du coeur que nous vous lançons!», mentionnent-ils dans leurs missives.

Précisons que contrairement à ce qu’aurait pu laisser croire une nouvelle publiée dans certains médias la fin de semaine de Pâques, il n’est nullement question que le centre Aux Quatre Poches risque de fermer ses portes. Sa situation financière générale est stable. La demande d’aide financière en cause ne concerne que le programme éservé aux jeunes de 21 ans et plus, offert 10 mois par année.