À la galerie Vincent-d’Indy
La nouvelle exposition présentée à la galerie Vincent-d’Indy met en perspective le travail de l’artiste peintre montréalais Jean-Nicolas Simard.
Rassemblant près d’une vingtaine de tableaux de techniques mixtes, en majorité de grands formats, cette exposition au titre évocateur La mécanique des fluides propose des scènes qui, à première vue, donnent l’impression de s’inscrire dans l’art abstrait, mais peuvent aussi être interprétées comme du style figuratif. Imaginons un fond de mer par exemple ou une vue aérienne d’une partie de la Terre. À chacun d’évaluer ce qu’il saisit de l’atmosphère se dégageant de chacune des œuvres.
La disposition des toiles a été conçue pour faire des regroupements similaires d’agencements de tonalités. Dans le corridor faisant face au lieu d’exposition trône une série de cinq tableaux dans lesquels s’entremêlent les tons de bleu et de vanille avec un amalgame de demi-teintes qui jouent sur les nuances. Dans la galerie, six tableaux à prédominance de bleu indigo et noir côtoient six autres toiles aux tons gris et anthracite de même que cinq œuvres éunissant un mélange de rouge vert et gris. Le dénominateur commun se retrouve dans la texture et la brillance qui ressortent dans chacun.
Sur le plan de la technique, Jean-Nicolas Simard peint plusieurs couches sur chaque toile, parfois au-delà de 30, voire 40 avant d’obtenir le ésultat final. Conséquence directe, chaque œuvre a beaucoup de poids.
Après avoir terminé un baccalauréat en histoire de l’art et suivi des cours privés de peinture, M. Simard s’est lancé en arts visuels en 2009. Depuis, il a participé à de nombreuses expositions collectives dont une s’est tenue au Japon.
La mécanique des fluides se tient jusqu’au 21 juin prochain.
