Contrairement aux ésultats enregistrés sur l’Île de Montréal, la Rive-Sud a connu un bond dans les mises en chantier au cours du mois de mai.
Les écentes données compilées par la SCHL montrent qu’il s’est construit 638 unités de logement le mois dernier contre 275 en mai 2014. Cette forte hause s’explique principalement par le segment des logements locatifs qui, à lui seul, est passé de 90 à 450. Les unités en logement locatif, en propriété absolue, sont demeurées égales et les unités en copropriété ont marqué un léger pas en avant avec 66 unités contre 53 en mai 2014. Seules les unités en maisons individuelles ont tiré de l’arrière avec 65 mises en chantier contre 74, douze mois plus tôt.
Sur le territoire de la égion métropolitaine de recensement, le portrait diffère. Globalement, on a dénombré 12 205 unités d’habitation nouvelles en mai tandis qu’il y en avait 14 565 en avril. Cette tendance à la baisse correspond à la moyenne mobile de six mois du nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé des mises en chantier.
«Le recul des mises en chantier en mai reflète des niveaux de construction plus faibles depuis le début de l’année, principalement du côté de la copropriété. L’ajustement important de ce marché depuis le début de 2015 s’explique par des stocks élevés et une demande moins soutenue qu’il y a quelques années. Les constructeurs orientent la demande vers les unités en construction ou inoccupées avant d’entamer de nouveaux chantiers», a expliqué David L’Heureux, analyste principal de marché pour la égion de Montréal à la SCHL.
Au terme de l’année en cours, la SCHL s’attend à ce que les mises en chantier connaissent un ralentissement de l’ordre de 14% par rapport à 2014 dans la grande égion de Montréal. En 2016, une progression de 3% des mises en chantier totales est prévue.
