« Saint-Amable : lieu où on se parle avec amabilité! »
Dans le cadre de l’édition 2015 de la Semaine contre l’intimidation et la violence à l’école qui se tenait du 28 septembre au 2 octobre derniers, la Table des partenaires de Saint-Amable invitait les citoyens de la municipalité à se parler avec amabilité et à faire une différence.
Lors du lancement de cette vaste campagne de sensibilisation à la banalisation de la violence, des élèves de l’école primaire de l’Envolée de Saint-Amable ont assisté à la conférence de presse tenue à l’hôtel de ville à titre de jeunes ambassadeurs de ce mouvement qui pourra inspirer d’autres établissements scolaires à travers la grande égion et même un peu partout au Québec.
Cette campagne de sensibilisation encourage l’adoption de comportements langagiers adéquats pour ainsi augmenter l’harmonie des relations interpersonnelles au sein du milieu de vie, et ce, à différents niveaux : scolaire, municipal, familial, sportif, a expliqué Isabelle Boudreau, représentante de la Table des partenaires. Rappelons que l’organisme est un comité de travail regroupant des représentants d’organismes et institutions intervenant sur le territoire de Saint-Amable et ses objectifs sont d’identifier les problématiques relatives au milieu, faire émerger des solutions et éaliser des actions concertées.
Mme Boudreau a ajouté que le slogan « Saint-Amable : lieu où on se parle avec amabilité! » est présenté comme une définition de dictionnaire avec un bouton « J’aime » que nous sommes invités à cliquer, et se veut une façon moderne, jeune et dynamique d’inciter les citoyens de tout âge au respect d’autrui.
Nous sommes tous des ambassadeurs
La présidente de la Commission scolaire des Patriotes, Hélène Roberge, était présente pour ce lancement et elle n’a pas caché son enthousiasme pour cette campagne en affirmant que Saint-Amable est un modèle à suivre pour les autres municipalités.
Elle a souligné que, depuis la rentrée scolaire, les écoles arborent déjà le slogan dans les classes et mènent des actions concrètes de sensibilisation auprès des élèves. Les CPE, la Maison des jeunes et le Centre d’entraide se sont aussi joints à l’initiative.
Mme Roberge s’est ensuite adressée aux jeunes présents en les félicitant et elle a rappelé qu’ils sont aussi des ambassadeurs très écoutés de la part de leurs parents et, à ce titre, il faut que le message se rende aussi aux adultes afin qu’il porte le plus loin possible.
Le maire suppléant, Mario McDuff, a précisé que cette problématique de violence n’est pas propre à Saint-Amable, bien que cette initiative ait pris germe dans la communauté au fil des échanges à la Table des partenaires depuis le début de l’année. Ces discussions ont mené à cette première initiative du sous-comité formé afin de concrétiser un plan d’action échelonné sur plusieurs années.
Il a rappelé que la Municipalité a accepté de diffuser la campagne avec des pancartes dans les bureaux municipaux, d’afficher le visuel et l’information sur la campagne par le biais de plusieurs outils de communication, et elle a assumé une partie de frais d’impression des affiches pour les écoles, CPE et divers organismes.
« Je vous invite donc tous à être des éléments multiplicateurs de ce message et des ambassadeurs à votre tour! », a conclu la présidente de la Commission scolaire des Patriotes.
Échanger des paroles positives, c’est drôlement plus constructif!
L’édition 2015 de la Semaine contre l’intimidation et la violence à l’école se tenait du 28 septembre au 2 octobre. Elle avait pour thème la prévention de la violence verbale.
Pourquoi parler de prévention de la violence verbale?
La violence verbale est la forme de violence la plus rapportée par les élèves et les adultes, qu’ils en soient la cible ou témoins.
Selon le rapport Portrait de la violence dans les établissements d’enseignement au Québec :
• 21 % des élèves du primaire et 17 % du secondaire disent avoir été insultés ou traités de noms par des pairs au moins deux à trois fois par mois durant l’année scolaire.
• 20 % du personnel scolaire au primaire et 15 % au secondaire disent avoir été la cible, d’impolitesses ou d’insultes de la part des élèves, au moins deux à trois fois par mois durant l’année scolaire.
La violence verbale se manifeste lorsqu’une personne utilise la parole pour atteindre l’autre directement ou indirectement par :
• Des insultes;
• Des messages méprisants ou humiliants;
• Du chantage;
• Des menaces;
• Des cris.
Qu’elle soit occasionnelle ou fréquente, cette violence qui « s’entend » crée une tension chez la personne agressée. Elle peut même provoquer des sentiments de détresse ou un état de peur.
Sans être de la violence, une autre forme de comportement est également présente dans les écoles et affecte le climat d’apprentissage et les relations interpersonnelles. Il s’agit des incivilités verbales, plus communément appelées impolitesses, manque de courtoisie ou manque de respect de l’autre. Cumulées, les incivilités peuvent affecter le climat de l’école, donner une impression de désordre ou générer des conflits. (Mention de source : ministère de l’Éducation du Québec)
