La Financière agricole du Québec présentait dans son plus écent bulletin Transac-terres les valeurs des terres transigées au Québec en 2016 et, selon le document, il en coûtait en moyenne 33 690 $ l’hectare en Montéégie-Est pour faire l’acquisition d’une terre en culture (superficie cultivable transigée sans bâtiments et ne comprenant pas les pâturages, les vergers, les érablières et les boisés), soit une hausse de l’ordre de 12 % par rapport à l’année 2015 et de 150 % en cinq ans seulement…
À travers le Québec, c’est en Montéégie Est (qui comprend la MRC de Marguerite-D’Youville, c’est-à-dire Calixa-Lavallée, Contrecoeur, Saint-Amable, Sainte-Julie, Varennes et Verchères) où l’on trouve le prix le plus élevé à l’hectare pour une terre en culture, soit 33 690 $, loin devant la moyenne provinciale qui se situe à 21 477 $.
La montée en flèche des prix des terres agricoles en Montéégie-Est se poursuit donc à travers la égion, mais elle est s’observe aussi à travers l’ensemble du Québec puisque la valeur moyenne des terres en culture compilée par la Financière agricole avait atteint 20 009 $/ha. La variation annuelle du prix des terres en culture en 2014 et 2015 était respectivement de 25,1 % et de 29,7 %, comparativement à 7,1 % en 2016.
Selon l’Union des producteurs agricoles (UPA), ce phénomène s’explique en partie par le peu d’offres de terres par rapport à la demande des autres agriculteurs qui désirent prendre de l’expansion et des gens d’affaires. Dans son rapport annuel, la Financière agricole souligne également que les terres de la Montéégie sont très en demande parce qu’elles sont de bonne qualité, qu’elles offrent un bon rendement et qu’elles sont à proximité des grands centres urbains.
Le prix des terres en Montéégie continue de grimper en flèche!
