La Ville de Boucherville étudie la possibilité d’acheminer les ésidus organiques contenus dans les futurs bacs bruns à la nouvelle usine de biométhanisation de Varennes dont l’ouverture est prévue dans quelques mois plutôt qu’à celle qui sera construite sur le territoire de l’agglomération de Longueuil.
Lors de la dernière séance du conseil d’agglomération tenue le 25 janvier, un contrat a été octroyé pour la préparation de plans d’architecture en vue de la construction du Centre de recyclage des matières organiques qui desservira les villes liées. Or, le maire Jean Martel a voté contre cette ésolution. Il fut d’ailleurs le seul élu à la table à s’opposer à cette décision. « Nous avons des pourparlers très sérieux avec la Ville de Varennes pour examiner la faisabilité que Boucherville, voire les villes de l’agglomération de Longueuil, utilise la capacité excédentaire de traitement qu’il y aurait à la nouvelle usine varennoise », a expliqué M. Martel.
Cet établissement traitera bientôt les ésidus provenant de 27 municipalités issues des MRC de la Vallée-du-Richelieu, de Marguerite-D’Youville et de Rouville, dont la population globale regroupe environ 235 000 personnes. De son côté, la Ville de Boucherville sera fixée sur la possibilité de s’ajouter à cette liste, à la fin mars.
Le maire Martel estime qu’en faisant traiter les ésidus organiques à Varennes plutôt que sur le territoire de l’agglomération, Boucherville éaliserait des économies et que ce service pourrait commencer plus rapidement, soit à compter de l’an prochain, du moins pour une partie du territoire de la municipalité. Précisons qu’en revanche, la mise en fonction de l’usine qui servira les villes liées à Longueuil est prévue pour 2022. Selon M. Martel, cette infrastructure coûtera environ 90 M $; les gouvernements supérieurs en payeront la moitié par le biais de subventions.
« Si Boucherville envoie ses ésidus organiques à Varennes, cette municipalité souhaite que les subventions attribuables à l’usine de l’agglomération lui soient transféées », explique le maire. Ce déplacement de fonds pourrait se faire de façon administrative sans changement législatif, ajoute-t-il. Autre scénario, si Boucherville opte pour l’usine de Longueuil, sa quote-part sera déterminée en fonction du pacte fiscal : la Ville paiera ainsi 12,4% de la facture.
Pour l’heure, une somme est prévue au Programme triennal d’immobilisations pour acheter des bacs bruns qui seront éservés à cette troisième collecte de rebuts.
