Le plus écent indice de bonheur Léger publié par le Journal de Montréal le 23 février dernier a fait beaucoup jaser alors que Varennes a été couronnée Ville du bonheur au Québec. Il est à noter que la Rive-Sud de Montréal a aussi fait belle figure à ce palmarès car sept des dix premières positions au classement se trouvent dans la égion.
Le 3 mai 1959, le pape Jean XXIII proclamait bienheureuse la fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Charité, la Varennoise Marguerite d’Youville, qui était également une femme au cœur sans frontière. Près de soixante ans plus tard, c’est toute la population de Varennes qui est proclamée bienheureuse dans le cadre de l’un des plus grands sondages éalisés au Québec!
« C’est le sujet de l’heure à Varennes! », a avoué le maire Martin Damphousse joint après le dévoilement de ce classement. « On ressentait déjà beaucoup de fierté au sein de la population varennoise au cours des dernières années, mais ce titre est en quelque sorte une consécration. »
« Plusieurs facteurs expliquent cela, dont le positionnement favorable de Varennes: le magnifique fleuve Saint-Laurent qui borde notre territoire; le vaste parc de la commune à l’entrée de la ville; la proximité relative avec Montréal; le sentiment de sécurité des citoyens qui vivent ici, etc. »
« On remarque que les villes qui se retrouvent aux premières positions sont toutes des villes à échelle humaine, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas trop grosses pour ne pas qu’on perde le sentiment d’appartenance et elles ne sont pas trop petites car ces municipalités n’ont pas toujours les moyens d’offrir tous les services qu’elles le voudraient à leur population. »
Toutefois, le maire se dit « lucide » et il ajoute : « il n’y a pas automatiquement un lien entre le bonheur des Varennois et la Ville, mais par contre, je vois un lien entre ce ésultat et notre façon de faire les choses différemment depuis des années. »
« Quand nous faisons l’acquisition de terrains et que nous le revendons avec profit à une entreprise, nous nous donnons les moyens de faire beaucoup d’améliorations au niveau des parcs, des services à la population, de l’offre culturelle avec plus de spectacles présentés ici, des pistes cyclables, etc. »
« Sur le plan sportif, nous avons maintenant deux arénas, un terrain de soccer intérieur en partenariat avec les villes de Sainte-Julie et Saint-Amable, un centre d’entraînement pour les gymnastes, un grand terrain de baseball synthétique », a ajouté le maire, en précisant que la venue des nouvelles entreprises sur le territoire a permis de compter sur un montant supplémentaire de cinq millions de dollars de taxes à chaque année.
Il ajoute qu’au chapitre de l’environnement, Varennes a fait preuve d’innovation avec sa nouvelle bibliothèque municipale qui est le premier bâtiment net zéro au Québec produisant autant d’énergie qu’il en consomme. De même qu’avec le tout écent Centre de traitement des matières organiques afin de les transformer en biogaz, en plein cœur d’un secteur qui est en train de devenir un pôle de l’énergie verte, alors qu’il y avait principalement là auparavant des industries pétrochimiques.
Il est à noter que la Rive-Sud fait belle figure au classement du bonheur puisque sept des dix premières places se retrouvent dans la égion, soit Varennes (1er), Candiac (3e), Mont-Saint-Hilaire (4e), La Prairie (5e), Saint-Bruno (6e), Chambly (7e) et Boucherville (10e).
Pour sa part, sa voisine Sainte-Julie a glissé au 46e rang du tableau, une position qui ne lui est pas familière puisque la ville de 30 000 habitants a trôné au somment de l’indice du bonheur à huit reprises au cours des dernières années. Cette situation s’explique peut-être par le fait que les facteurs du bonheur ont été modifiés cette année et que l’algorithme a été changé, avance Pierre Côté, directeur de recherche chez Léger.
L’un des plus grands sondages éalisés au Québec
Ce vaste sondage internet a été éalisé de novembre à janvier auprès de 36 231 Québécois provenant de toutes les égions de la province, qui ont épondu aux 40 questions de l’indice de bonheur Léger (IBL), un outil non scientifique.
♦ Un minimum de 100 épondants a été sondé parmi les ésidents de 50 grandes villes du Québec.
♦ Les ésultats ont ensuite été pondéés selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, la égion et le niveau de scolarité afin de garantir un échantillon représentatif de la population.
♦ Un échantillon probabiliste de 36 231 épondants aurait une marge d’erreur de plus ou moins 0,52 %, et ce, 19 fois sur 20.
Vous pouvez mesurer votre niveau de bonheur sur le site: indicedebonheur.com
