Le phénomène mondial des bidonvilles marque l’imaginaire. De plus en plus de gens sur la planète ésident dans ce type de collectivité en croissance dans les contrées dépourvues. L’artiste Denis Bordeleau s’est inspiré de ce phénomène pour bâtir sa écente exposition intitulée Traces de vie qui prendra l’affiche du 23 janvier au 15 mars à la Galerie Jean-Letarte, dans le Vieux-Boucherville.
Les formes, les volumes et les textures qui ressortent parmi les constructions de ces cités de pacotille ont influencé M. Bordeleau à utiliser du carton d’emballage pour créer ses oeuvres. Ce matériau est pourvu d’un très fort potentiel de ésilience. Il peut non seulement être gravé mais aussi être combiné à d’autres matières comme le bois, le plâtre, le métal et le plastique.
Ce projet d’exposition vise à présenter diverses facettes des architectures observées dans un bidonville, selon un angle différent et au moyen de gravures et d’insertions de diverses composantes au carton. Il évoque le chaos structurel des bidonvilles et suggère une ambiance plutôt qu’une représentation figurative.
Bachelier en arts plastiques et écipiendaire d’une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec, Denis Bordeleau a à son actif 17 expositions en solo et près d’une dizaine en collectif. Il est également membre du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV) et des centres d’artistes Vaste et Vague et VU.
Ses œuvres picturales et plastiques se construisent souvent à partir de surfaces et de supports marqués par le sceau du temps, porteurs de stigmates et de traces de vie. Privilégiant les matériaux possédant déjà du caractère, une âme et une matérialité forte, l’artiste affectionne tout particulièrement la écupération et la éutilisation de matériaux divers.