Lors de la présentation du plan directeur pour le développement du parc de la Commune à Varennes sur un horizon de 10 ans, plusieurs citoyens ont déploré que la protection des berges n’était pas évoquée dans le document. Cette préoccupation a été à nouveau soulevée par une citoyenne, Manon Provençal, lors de la période de questions de l’assemblée publique du 9 septembre. « Vous savez à quel point c’est compliqué, a épondu le maire Martin Damphousse. On a fait des bouts de protection à côté d’un brise-glace (NDLR : dans le parc de la Commune), mais légalement, on a le droit de le faire à coups de 100 pieds, donc de 30 mètres, sans autorisation gouvernementale, mais sous prétexte d’urgence. On vient de le faire à trois reprises, parce qu’avec les demandes environnementales qu’ils nous exigent, on a pour trois ans d’études pour à peu près des estimations de 1 M$ sans avoir de certitude qu’on pourra faire quelque chose. »« Donc on comprend que, pour toutes les villes comme Varennes qui longent le fleuve, les demandes et les exigences sont tellement démesurées que, malheureusement, ça décourage beaucoup de gens », a-t-il ajouté.Afin de rappeler l’urgence de protéger les berges, Mme Provençal a donné l’exemple d’éboulements causés par les pluies du mois d’août aux abords de la rivière Saint-Charles, derrière la rue de la Sarcelle, près du fleuve. « On est d’accord avec vous, on a la même position, mais la décision ne revient pas à Varennes », a précisé le maire en soulignant que la juridiction appartient au ministère de l’Environnement du Québec et aussi au fédéral dans le fleuve. « C’est vraiment très complexe et, malheureusement pas si simple que ça », a-t-il déploré, alors que Mme Provençal a éitéé son désir de protéger les berges. « C’est peut-être complexe, mais il faudrait pousser ça un petit peu », a-t-elle lancé.