«Personne ne veut aller en élection, mais les Québécois ne voteraient pas pour ça!» a lancé le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval, qui critique sévèrement le budget fédéral présenté le 4 novembre par Mark Carney.
Le député qualifie ce budget de manœuvre comptable visant à dissimuler un déficit de 78 milliards $. Il dénonce aussi l’absence de réponse aux six demandes clés du Bloc québécois, notamment en matière de santé, pouvoir d’achat des aînés, logement et environnement.
«Le gouvernement confirme même qu’il coupera dans les transferts en santé dus au Québec en 2028. Quant au financement des infrastructures en santé, on parle d’environ 300 M$ par an pendant trois ans. C’est une somme risible!»
Le député y voit un abandon de la lutte climatique, avec des avantages prolongés pour les pétrolières. Il y voit là des priorités jugées conservatrices, proches de celles de Pierre Poilievre.
«Nous ne pouvons que constater que l’exercice de consultation des partis par Mark Carney relevait du spectacle politique. Il a de plus refusé de rembourser les frais encourus de plus de 700 M$ par le Québec, qui paie le double de sa juste part pour l’accueil des demandeurs d’asile. Il a refusé de réinstaurer la taxe sur les services numériques, cruciale pour que nos créateurs de contenus québécois cessent de se faire piller par les géants américains.»
«Il a refusé de considérer une subvention salariale pour les Québécois dont l’emploi est à risque avec le conflit commercial face au président américain Donald Trump. Tout cela, et plus encore, pour aboutir à un budget aux priorités conservatrices, mais au déficit bien libéral. En réponse aux relents de fumisterie, les Québécois sont très nettement mieux servis lorsqu’ils font confiance à des Québécois», a conclu le député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères, Xavier Barsalou-Duval.
«Un budget aux priorités conservatrices, mais au déficit bien libéral!»

