La taxe sur les surfaces minéralisées a généré 6 407 000$ dans les coffres de la Ville de Boucherville en 2025. Pour l’année 2026, l’administration municipale prévoit des revenus de 6 747 000$ provenant de cette mesure écofiscale.
Instaurée en 2024, cette mesure écofiscale vise à encourager la déminéralisation des surfaces afin de réduire les îlots de chaleur et d’améliorer la gestion des eaux pluviales.
La taxe s’applique aux surfaces imperméables, comme les stationnements en asphalte, les cours en béton, les pavés et le gravier compacté, qui empêchent l’infiltration de l’eau dans le sol et augmentent la pression sur les infrastructures municipales.
Contestée devant les tribunaux
Malgré ses objectifs environnementaux, la taxe fait l’objet d’une contestation judiciaire. En 2024, rappelons-le, un regroupement de 28 entreprises commerciales et industrielles, incluant notamment Transport Guilbault, les Camions Lagüe et Transport Maurice Racicot, a intenté une poursuite contre la Ville, jugeant le règlement invalide. Les plaignants reprochent notamment à Boucherville d’imposer des exigences d’aménagement, dont des ratios obligatoires de stationnement, tout en taxant ensuite les mêmes surfaces obligatoires.
Le procès est prévu en 2026.

