La Ville de Boucherville entreprendra d’importants travaux sylvicoles au parc Charles-Desmarteau-Père, où 44 arbres seront abattus et près de 600 nouveaux arbres et 300 arbustes indigènes seront plantés en 2026. Les interventions visent d’abord à assurer la sécurité du public et d’éviter d’éventuels problèmes hydrauliques du ruisseau Sabrevois.
Selon la Ville, les arbres visés sont morts, dépérissants ou susceptibles de tomber. Plusieurs sont des frênes gravement atteints par l’agrile, un insecte ravageur.
Les travaux prévoient l’abattage de 44 arbres, dont 28 de moins de 20 centimètres de diamètre. Quelques spécimens plus imposants devront également être retirés, surtout en bordure du ruisseau Sabrevois, où le risque est plus élevé.
Par ailleurs, six arbres seront élagués afin de prolonger leur durée de vie et sécuriser les lieux.
Un reboisement en 2026
Pour compenser les coupes, la Ville mettra en œuvre l’an prochain un vaste programme de reboisement.
Comme la majorité des abattages se concentrent près du ruisseau, environ 600 arbres et 300 arbustes indigènes y seront plantés au printemps ou à l’automne dans la bande riveraine.
«Cette action permettra de revitaliser le bord du cours d’eau et de lutter contre les espèces exotiques envahissantes qui tentent de s’y implanter et d’y proliférer», explique le Direction de l’environnement et de la transition écologique, Daniel Drouin.
Les jeunes plants, de calibre forestier, seront protégés par des manchons pour réduire les dommages causés par les rongeurs.
Ce reboisement vise donc à restaurer la canopée, stabiliser les berges et freiner les espèces exotiques envahissantes.
28 arbres matures
En parallèle, 28 arbres de plus gros calibre, dont six conifères, seront installés ailleurs dans le parc. Ces plantations visent à remplacer progressivement les arbres vieillissants et maintenir la couverture végétale du site.
Un site à protéger
Le parc Charles-Desmarteau-Père est situé dans l’aire de protection de la maison dite Louis-Hippolyte-La Fontaine.
«Étant donné le potentiel archéologique du parc, nous avons avisé le ministère de la Culture et avons obtenu un permis. La plantation des arbres de calibre dans le parc nécessitera de creuser de petites fosses. C’est pourquoi nous prévoyons être accompagnés d’un archéologue pour réaliser ces travaux», spécifie M. Drouin.

