Deux personnes en situation d’itinérance, une mère et son fils, ont trouvé refuge au Complexe aquatique Laurie-Ève-Cormier et au centre administratif Clovis-Langlois, à Boucherville, avant et durant la période des Fêtes, afin de se protéger du froid.
Selon des sources non officielles, il s’agirait d’une mère et de son fils d’origine française qui auraient récemment été expulsés de leur logement.
Dans un contexte de froid hivernal, la Ville indique que les employés municipaux ont toléré leur présence et tenté de les accompagner vers des ressources d’hébergement d’urgence.
«Considérant le froid extérieur, les employés ont non seulement accepté leur présence, mais ils ont aussi tenté de les rediriger vers les ressources adéquates en itinérance, qui se trouvent toutes sur le territoire de la Ville de Longueuil», explique la cheffe de service, Josianne Marcotte.
Toutefois, selon d’autres sources, ces personnes auraient refusé de se rendre dans des refuges.
La Ville précise par ailleurs que l’aide spécifique aux personnes en situation d’itinérance relève de la compétence de l’agglomération de Longueuil et non de Boucherville. Dans ce type de situation, un protocole prévoit un suivi avec le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), par l’entremise de l’unité RÉSO (Réseau d’entraide sociale et organisationnel), qui prend ensuite le relais.
Sans entrer dans les détails du dossier, la Ville mentionne que les employés municipaux ont fait preuve «d’une grande écoute et d’une grande empathie», tout en tentant d’aider ces personnes avec les moyens à leur disposition.
De son côté, l’agente Mélanie Mercille de la section Communications et relations médias du SPAL confirme que des agents de l’équipe RÉSO, de même que des policiers de la gendarmerie, ont été appelés à intervenir auprès de ces deux personnes durant cette période. Le corps policier n’a toutefois pas précisé le nombre d’interventions effectuées.
Selon la police, le mandat de l’équipe RÉSO consiste notamment à effectuer des tournées pour sensibiliser et informer les personnes en situation d’itinérance, à les diriger vers des ressources d’aide lorsque des besoins sont identifiés et à travailler en étroite collaboration avec les organismes communautaires et institutionnels du milieu. L’équipe procède également à un recensement régulier des campements sur le territoire de l’agglomération de Longueuil.
Dans ce dossier, le SPAL indique que des ressources d’aide ont été offertes, comme dans tous les cas d’itinérance sur son territoire. En plus des refuges traditionnels, certaines options alternatives, comme les roulottes situées au métro de Longueuil servant de halte chaleur et de café communautaire, font partie des ressources généralement proposées.
La police précise toutefois que son pouvoir d’intervention est limité lorsque les personnes ne commettent aucune infraction et refusent l’aide offerte. «Nous pouvons intervenir seulement si la vie de la personne ou celle d’autrui est en danger. Nous pouvons continuer à lui offrir des ressources et aller la voir régulièrement afin de lui apporter notre soutien», explique l’agente Mercille, ajoutant qu’il est impossible de contraindre une personne à accepter des services d’hébergement ou de soutien. Enfin, le SPAL ne répond pas de la finalité de ce cas précis.


Je suis très heureuse de savoir que des itinérants et itinérantes ont pu trouver refuge au centre multifonctionnel pendant quelques jours. Il faut quelquefois fermer les yeux sur les règlements afin d’aider les plus démunis.
Je rouve ça vraiment merveilleux❤️.Quand il fait aussi froid,on ne peut pas fermer les yeux .Juste embarquer dans l auto gelée sans l avoir fais réchauffer on trouve ça difficile…Alors imagine pour ceux qui n’ont nulle part où se réchauffer Bravo! Ville de Boucherville