Une manifestation a eu lieu le 23 janvier dernier devant le Centre Sheraton où avait lieu une conférence de l’Administration portuaire de Montréal (APM) afin de dénoncer les projets d’expansion du port de Contrecœur et de Montréal, qui «ne sont pas justifiés économiquement», selon les manifestants.

La trentaine de manifestants provenaient essentiellement des organismes Vigie Citoyenne Port de Contrecœur et Mobilisation 6600 Parc nature Mercier Hochelaga Maisonneuve (MHM).

Ils brandissaient une étude universitaire récente, dévoilée par SNAP Québec, et menée par le professeur Éric Pineault de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM, et Henri Chevalier, doctorant à l’université de Waterloo. Ce document conclut que le port de Contrecœur risque d’être «sous-utilisé, non rentable, et un fardeau financier pour les contribuables canadiens».

Ces organismes militants recommandent un moratoire pour ne pas construire ce «port inutile» au coût de 2,3 G$, avec des subventions de 130 M$ du Québec, de 150 M$ du Canada, plus un prêt de 300 M$ de la banque d’infrastructure du Canada.

Les manifestants recommandent plutôt une meilleure gestion des actifs en faisant valoir que le fédéral aurait intérêt «à gérer globalement les ports sur la côte est, car Halifax et St-John, ayant augmenté leurs capacités, sont sous-utilisés, bien que mieux adaptés à la majorité de la taille des porte-conteneurs actuels».

Les auteurs de l’étude font état des nombreux impacts environnementaux qu’ils jugent «considérables». Ils concluent que le projet de Contrecœur «constitue une transformation profonde du milieu naturel et humain, générant un ensemble d’impacts majeurs, permanents et irréversibles, qu’il est indispensable d’évaluer avec rigueur».

Pour consulter l’étude de SNAP Québec : https://snapquebec.org