Lors de l’assemblée publique du 2 février, le conseil a fait savoir que la Ville s’est retirée d’un projet d’efficacité et de décarbonation des bâtiments municipaux. Le maire a dû expliquer cette position lors de la période de questions aux citoyens.

«On est embarqué dans un programme de l’Union des municipalités du Québec dont j’étais très fier [NDLR : à titre de président, de 2023 à 2025] dans le but de réduire l’impact des GES dans nos études de bâtiments.»

«Après analyse, parce que ça prenait des données probantes pour que ça vaille la peine, on s’est rendu compte que, malgré des investissements potentiels à faire – qu’on n’a pas fait – le résultat final serait tellement faible dans nos bâtiments, que le coût d’investissement était trop important pour les gains en GES évités. Donc, à cause de ça, unanimement, les membres du conseil ont préféré se retirer pour ne pas aller plus loin dans le programme.»

Un citoyen s’est étonné et a déploré que ces analyses coûts/bénéfices ne s’appliquaient pas au futur camion de pompier acheté au montant de 2,3 M$ en 2022 et qui n’a pas encore été livré.

Rappelons qu’à l’époque, Varennes voulait donner l’exemple sur le plan environnemental en se dotant du premier camion de pompier entièrement électrique en usage au Québec. Il s’agira non pas d’un camion pompe, mais d’un camion d’urgence multifonctions, qui coûte environ 50% de plus qu’un camion conventionnel.

«Le camion de pompier est déjà acheté, on l’attend, mais quand on a fait le choix de l’acheter, on a surtout regardé quelles étaient les subventions possibles et on a reçu 800 000$ de subventions. Ça c’est non négligeable dans l’équation, ce qui a amené le conseil à être favorable, et ses coûts d’opération seront beaucoup moindres», a précisé le maire.