Un nouvel inventaire aérien de la population de cerfs de Virginie a été réalisé le 16 février à Boucherville. L’opération a été menée par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Ce recensement vise à vérifier si la croissance rapide observée l’an dernier se poursuit. En 2025, les données recueillies par le ministère avaient mis en lumière une augmentation marquée du nombre de cerfs, particulièrement dans le secteur nord de la ville, où la population avait bondi de plus de 30% en seulement un an.
Les boisés situés notamment autour des chemins de Touraine et d’Anjou, du boulevard De Montarville, ainsi que les petits îlots forestiers entre la route 132 et le rang Lustucru, concentraient alors l’essentiel du cheptel.
C’est à la suite des plaintes de citoyens, notamment en raison des dommages aux aménagements paysagers, que la Ville a demandé la réalisation de ces inventaires afin de suivre l’évolution de la situation.
Selon le directeur général, Roger Maisonneuve, l’inventaire de cette année s’inscrit dans cette approche de surveillance, et ce, avant d’envisager des mesures concrètes. Il souligne par ailleurs que les plaintes citoyennes liées aux dommages causés par les cerfs ont diminué. En effet, alors que plusieurs signalements avaient été formulés l’an dernier, une seule plainte a été enregistrée depuis le début de l’année.
Surabondance
Lors du recensement de 2025, les experts mentionnaient que le nombre de cerfs excédait largement la capacité de support des milieux naturels qui devrait être d’environ 5 cerfs par kilomètre carré. La densité atteignait 40,7 cerfs/km² dans le secteur nord en 2024, alors qu’en 2025, elle s’élevait à 54,2 cerfs/km².
Selon le ministère, la croissance des populations de cerfs s’explique par plusieurs facteurs, dont des hivers plus doux, la diminution des prédateurs naturels et l’accès restreint à la chasse dans les zones urbanisées.
Pas d’abattage
Selon M. Maisonneuve, la Ville maintient sa position quant aux méthodes de contrôle de la population. Aucune opération d’abattage n’est envisagée, contrairement à ce qui s’est fait à Longueuil ou dans les parcs nationaux des Îles-de-Boucherville et du Mont-Saint-Bruno.
Les options privilégiées demeurent la stérilisation ou la relocalisation des animaux, bien qu’aucun plan d’intervention n’ait encore été arrêté.
Les résultats du survol seront connus dans quelques semaines.


Bonjour,
Je suis heureuse que l’option privilégiée soit la stérilisation et la re localisation des cerfs.
Je suis tout à fait contre l’abattage des cerfs.
L’humain empiète sans cesse sur leur territoire…c’est notre responsabilité de les protéger.
La ville devrait avoir un budget prévu à cet effet.
Vous avez bien raison.