La nouvelle Équipe de soutien à l’intervention psychosociale (ÉSIP), composée d’un policier et d’un intervenant psychosocial, a su prouver son utilité après seulement quelques mois d’existence.
Lancée en juin dernier, l’ÉSIP a pris en charge près de 200 appels en seulement sept mois, alors que ses interventions ciblaient surtout des personnes aux prises avec des enjeux de santé mentale ou vivant en situation d’itinérance sur le territoire de la Régie intermunicipale de police Richelieu/Saint-Laurent.
L’équipe intervient directement sur le terrain afin de répondre aux besoins immédiats, puis assure les suivis requis. Cette approche concertée a permis de désamorcer plusieurs situations de crise, de réduire le recours au système judiciaire et d’assurer une meilleure prise en charge des personnes aidées.
Un des autres avantages de l’ÉSIP, c’est que dans 70% des appels liés à la santé mentale, les policiers de la Régie ont pu être libérés plus rapidement afin de répondre à d’autres priorités opérationnelles.

«Nous sommes fiers des résultats obtenus au cours de ces premiers mois. Ceux-ci confirment la pertinence de notre approche et, nous l’espérons, inspireront d’autres corps policiers québécois à développer des pratiques similaires», a précisé le directeur de la Régie, Marco Carrier.
Le projet ÉSIP se poursuivra pendant trois ans au total, avec un suivi d’indicateurs permettant d’évaluer son impact dans la communauté et sur l’organisation policière. Il est financé par le ministère de la Sécurité publique à hauteur de 750 000$ sur trois ans.

