L’organisme Vigie citoyenne Port de Contrecœur appuie sans réserve la récente demande du député de Pierre-Boucher – Les Patriotes – Verchères, Xavier Barsalou-Duval, au ministre fédéral des Transports de tenir des consultations publiques à Varennes et à Boucherville au sujet du futur terminal de Contrecœur.

Dans sa demande, le député a rappelé que la capacité de manutention du Port de Montréal de 1,15 million de conteneurs par an sera augmentée de 60% par l’ouverture de cette nouvelle infrastructure.

Il a ajouté que les marchandises transiteront en grande partie par une voie ferrée qui traverse entre autres les villes de Boucherville et Varennes. M. Barsalou-Duval dit s’inquiéter que le corridor ferroviaire traverse des quartiers densément peuplés où les trains circulent à quelques mètres des habitations.

Plus que nécessaire

La porte-parole de l’organisme citoyen, Hélène Reeves, a appuyé la demande du Bloc Québécois. «Une évaluation des impacts de l’augmentation du trafic ferroviaire – huit trains par semaine jusqu’à quatre kilomètres de long – et du trafic routier – jusqu’à 1 200 camions par jour – est plus que nécessaire.»

«Cela avait été demandé par les citoyens en faisant un Bureau d’audiences publiques en environnement et le ministre de l’Environnement l’a refusé, alors on est toujours dans le noir sur ces impacts. À 300 camions par jour pour les travaux préparatoires, on voit l’état lamentable des montées Lapierre et de la Pomme d’Or [à Contreoceur], en plus de la 30…Imaginez quatre fois plus de camions!» s’insurge-t-elle.

Mme Reeves ajoute qu’elle trouve toujours inacceptable les coupes massives d’arbres du Port pour faire place à ce mégaprojet estimé à 2,3 G$. «Parce que, selon eux, remplacer 13 000 arbres matures par des petites pousses de six pouces et de la végétation c’est pareil… Ben non! La forêt qui était là jouait un rôle essentiel de poumon naturel dans une zone industrielle lourde.»

Elle ajoute qu’un moratoire sur ce projet «est nécessaire pour évaluer tous ses impacts, en plus de sa viabilité économique».