L’organisme Vigie citoyenne Port de Contrecœur et ses bénévoles ont vécu une série de hauts et de bas dans leurs nombreuses démarches au fil des mois, mais voilà qu’ils savourent une victoire dans le dossier du mégaprojet du Port de Montréal.
Le 9 mars dernier, la porte-parole de l’organisme, Hélène Reeves, a notamment fait part de leurs préoccupations concernant des travaux réalisés sur des terrains identifiés comme contaminés par la présence de métaux lourds et de produits pétroliers. Elle a dit craindre que des substances pourraient compromettre la qualité de l’eau en raison du ruissellement vers le fleuve Saint-Laurent et vers la station d’eau potable de Contrecœur, située à environ cinq kilomètres en aval.
Par la suite, le député de Pierre-Boucher – Les Patriotes – Verchères, Xavier Barsalou-Duval, a fait adopter à l’unanimité au Comité permanent des transports une motion demandant à l’Administration portuaire de Montréal (APM) de rendre public et de transmettre au Comité, dans un délai de 30 jours, son plan de réhabilitation des terrains contaminés liés à l’expansion du Port de Montréal à Contrecœur.
La motion invite également l’APM à se conformer à l’ensemble des règlements municipaux de Contrecœur et des lois québécoises en matière d’environnement. L’organisme a ajouté à ce sujet que le Port n’a «à ce jour, déposé aucune demande de permis auprès de la Ville ni soumis de plan de réhabilitation au gouvernement du Québec».
«Je suis satisfait de l’adoption à l’unanimité de ma motion par le Comité permanent des Transports. Cette démarche vise à garantir la transparence du processus et à assurer le respect des plus hauts standards environnementaux dans la réalisation du projet portuaire. Je pense que ça envoie un signal clair pour la suite des choses à savoir que les citoyens ont le droit de savoir comment sera géré ce qui affecte leur qualité de vie et leur environnement», a affirmé le député.
Une victoire pour Vigie citoyenne Port de Contrecoeur

