2e MISE À JOUR :
À la suite des démarches d’enquête et en l’absence de faits nouveaux, la directrice du BEI, Me Brigitte Bishop met fin à l’enquête et clôt le dossier. À la suite des démarches d’enquêtes et des validations obtenues, la directrice du BEI vient à la conclusion que les actions et les décisions des policiers n’ont pas contribué au décès de la personne concernée. Elle met donc fin à l’enquête du BEI.
MISE À JOUR :
Une importante intervention d’urgence, qui a mobilisé de nombreux policiers et paramédics à Boucherville, fait maintenant l’objet d’une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).
L’événement a été signalé par le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL). À ce stade-ci de l’enquête, l’intervention impliquait une personne en détresse et le corps policier ne serait pas à l’origine de son décès, indique le Bureau des enquêtes indépendantes
Plus de sept enquêteurs du BEI ont été déployés afin de faire la lumière complète sur les circonstances de l’événement. Vu la nature du dossier, les services de soutien d’un autre corps de police n’ont pas été requis.
Le BEI rappelle que sa mission consiste à faire toute la lumière sur les interventions policières lorsqu’une personne, autre qu’un policier en service, décède, subit une blessure grave ou est blessée par une arme à feu utilisée par un policier, que ce soit lors d’une intervention ou durant une détention.
Si vous ou un proche vivez une situation difficile, sachez qu’il existe des ressources pour vous soutenir, comme Suicide Action Montréal (1 866 APPELLE) ou le 9-8-8, la ligne d’aide en cas de crise, accessible partout au Canada, 24 heures sur 24.
Intervention majeure : le BEI enquête à Boucherville
Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) mène actuellement une enquête à Boucherville.
Contacté à ce sujet, le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) refuse pour l’instant de commenter le dossier.
Selon les informations qui circulent présentement sur les réseaux sociaux, l’événement serait survenu sur la rue Richardière. Des témoins rapportent que quatre ambulances ainsi qu’une dizaine de voitures de police seraient arrivées rapidement sur les lieux, suscitant l’inquiétude des résidents du secteur. La rue serait d’ailleurs bloquée dans les deux directions.
Pour le moment, peu de détails officiels sont disponibles. Le service des médias du BEI étant actuellement fermé, il n’a pas été possible d’obtenir davantage de renseignements.

(Photo: La Relève – Diane Lapointe)


Je souhaite vous faire part de ma déception concernant le traitement que vous avez réservé à l’événement impliquant le BEI, plus particulièrement la décision de mentionner explicitement qu’un homme s’est enlevé la vie.
Depuis plusieurs années, un consensus se dégage dans le milieu journalistique quant aux effets potentiellement néfastes de ce type de précision, notamment auprès des personnes vulnérables. La mention explicite d’un passage à l’acte peut, dans certains cas, contribuer à un phénomène d’imitation, plutôt que d’encourager la recherche d’aide.
Dans ce contexte, il aurait été préférable d’adopter une approche plus prudente, par exemple en évitant ce type de détail et en orientant plutôt le public vers des ressources d’aide disponibles pour les personnes en détresse.
Je vous invite à considérer l’impact que peuvent avoir ces choix éditoriaux, particulièrement sur les personnes qui traversent des moments difficiles.
Merci pour votre message réfléchi et respectueux. Vous soulevez un enjeu réel et important, qui fait effectivement l’objet de discussions constantes dans le milieu journalistique.
Je tiens à vous dire que je me suis moi-même beaucoup questionnée avant de publier cette information. Il ne s’agissait pas d’une décision prise à la légère. J’ai pris le temps d’en discuter avec des collègues afin d’évaluer la pertinence et les impacts possibles.
Dans ce cas précis, la décision de publier s’explique par le contexte particulier : étant donné la nature de l’intervention du BEI, il existait un risque que certaines interprétations laissent croire à une faute policière. Il nous apparaissait donc important de rétablir les faits tels que communiqués officiellement par le BEI, afin d’éviter toute confusion.
Cela dit, vous avez raison de rappeler que, de manière générale, nous évitons de mentionner explicitement les cas de suicide, précisément pour les raisons que vous évoquez. Cette situation demeure une exception motivée par un souci de rigueur et d’exactitude dans l’information.
Merci encore d’avoir pris le temps de nous écrire.