L’artiste bouchervillois Arnaud Gendron-Leroux présente sa toute première exposition solo, Transhumance, à l’Atelier TB du Café centre d’art de Boucherville, jusqu’au 30 avril. Entre hiver et été, ombre et lumière, silence et renouveau, il y propose une réflexion sur le temps, les saisons et notre rapport à la nature.
«Inspirée par le cycle des saisons et le passage du temps, cette exposition propose une réflexion sur notre identité collective, intimement liée à la nature qui nous entoure», explique l’artiste rencontré lors du vernissage, jeudi dernier.
«L’objectif est d’évoquer la relation profonde que nous entretenons avec notre environnement et notre climat.»
Le titre fait référence à la transhumance, une pratique ancestrale inscrite en 2023 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, qui désigne le déplacement saisonnier de personnes et de leur bétail entre plusieurs régions géographiques ou climatiques. Une image forte, qui fait écho aux cycles naturels au cœur de l’exposition.
«L’exposition se divise en deux sous-espaces, chacun présentant une série d’œuvres réalisées à partir de plantes récoltées localement à différents moments de l’année, ainsi qu’une œuvre centrale de plus grand format servant à unifier l’ensemble. La première section, dépourvue de couleur et déclinée en noir et blanc, ainsi que le choix des végétaux, fait référence aux périodes froides et aux longues nuits de nos hivers. La seconde section, aux couleurs plus chaudes et vibrantes, symbolise la douceur des longues journées d’été et la richesse de la vie qui renaît», précise Arnaud Gendron-Leroux.
Une démarche ancrée dans la nordicité
«Mon parcours artistique a évolué à travers plusieurs médiums (dessin, photographie et figuration) avant de tendre vers la peinture et l’abstraction», raconte-t-il.
Sa pratique actuelle explore l’identité à travers le prisme de la nordicité en lien avec le territoire québécois.
«Je cherche à abstraire la nature indigène de notre territoire pour la réintégrer dans un langage plus universel», explique-t-il.
La lumière y joue un rôle central, tout comme les cycles naturels.
«La lumière, ses variations et ses effets dans l’espace, notamment dans les moments de clair-obscur, d’aube ou de crépuscule, est un élément central de ma réflexion. Les saisons, les cycles naturels et leur impact sur notre perception du temps nourrissent également mon travail, tout comme le désir de m’adapter aux rythmes du monde et d’agir en harmonie avec lui», souligne l’artiste.
Diplômé du cégep Édouard-Montpetit en arts visuels et médiatiques, et de l’Université du Québec à Montréal, en design de l’environnement, Arnaud Gendron-Leroux a récemment participé à l’exposition collective Quatre mains, présentée à la Galerie Boa au printemps 2025, aux côtés du peintre Léonel Jules. Une exposition en duo avec ce dernier est d’ailleurs en préparation pour l’automne.
Avec Transhumance, il signe une première exposition solo cohérente et habitée, où l’art devient un espace de dialogue entre l’humain et son environnement.





