Vigie citoyenne Port de Contrecœur s’est félicitée de la présence de plus d’une centaine de citoyens à son grand rassemblement qui avait lieu au Centre culturel de Verchères. Depuis cet événement, les questionnements à propos de ce mégaprojet se multiplient pour l’organisme et les citoyens concernés.

Plusieurs citoyens présents au rassemblement ont appuyé une demande de moratoire afin de réévaluer, par des experts et des scientifiques indépendants, la pertinence du projet de Contrecœur.  

Cette demande de moratoire prend d’autant plus de force, estime les responsables de l’organisme, qu’un article de La Presse, fait état du renvoi récent de la présidente-directrice générale (PDG) du Port de Montréal, Julie Gascon. Selon les informations du quotidien, c’est le conseil d’administration de l’agence fédérale qui a opté pour un changement aux commandes pour des raisons qui demeurent encore inconnues.

Aussi, le départ de l’architecte du projet d’expansion à Contrecœur, Paul Bird, suscite bien des questions. Il occupait le poste de vice-président directeur au développement commercial et à l’exploitation, avant de faire le saut chez Alto, la société fédérale responsable du train à grande vitesse entre Québec et Toronto.

Il est à noter que le président-directeur général d’Alto, Martin Imbleau, connaissait bien Paul Bird puisqu’il était, jusqu’en 2023, le PDG du Port de Montréal.

L’article de La Presse rappelle qu’il n’y a toujours pas d’entente conclue avec le futur exploitant du terminal portuaire, soit DP World, qui est un partenaire de la Caisse de dépôt et de placement, que l’on désigne familièrement comme le bas de laine des Québécois.

Vigie citoyenne rappelle que des experts appellent à prendre un pas de recul concernant cette expansion à Contrecœur, car le Port de Montréal a connu en 2025 l’une de ses pires années de la dernière décennie concernant le volume, alors que présentement, les tensions internationales ne semblent pas s’apaiser.