Les membres du Parti durable – Équipe Damphousse ont tous réitéré leur appui au maire de Varennes, alors que les deux conseillers indépendants, Carine Durocher et Gaétan Marcil, souhaitent plus que jamais une enquête de la Commission municipale du Québec (CMQ) sur les récents événements.

Les conseillers Frederick Groulx, Marc-André Savaria, Geneviève Labrecque, Caroline Charland, Natalie Parent et Brigitte Collin ont fait parvenir un communiqué le 11 avril dans lequel ils réitèrent leur confiance envers le maire, ce qu’ils ont répété lors de la parole aux conseillers, au terme de l’assemblée publique du 13 avril.

Ils avaient auparavant accepté l’invitation de leurs collègues de l’opposition à une rencontre à huis clos pour discuter des circonstances entourant la vente de la propriété du 1846, boulevard Marie-Victorin.

«Ainsi, à la lumière des informations que nous détenons à ce jour, puis des rencontres que nous avons tenues, des explications qui nous ont été fournies et des documents que nous avons consultés, nous tenons à réitérer notre confiance envers le maire, M. Martin Damphousse», ont-ils affirmé par voie de communiqué, tout en se disant attentifs si de nouveaux éléments étaient portés à leur attention.

Interrogations à éclaircir

Pour leur part, les conseillers indépendants, Gaétan Marcil et Carine Durocher, veulent toujours que la Commission municipale du Québec déclenche une enquête afin que toute la lumière soit faite sur le sujet.

«Depuis l’apparition du premier article dans le <@Ri>Journal de Montréal<@$p>, je me pose beaucoup de questions et je réfléchis beaucoup au sujet de la confiance», a déclaré pour sa part Carine Durocher lors de l’assemblée.

«Il y a certains éléments qui étaient là qui ont ébranlé ma confiance, c’est pour ça que j’ai demandé à la CMQ d’ouvrir une enquête. Je n’étais pas la première à le faire, d’autres citoyens l’avaient fait avant moi.» Elle a précisé que la CMQ a un délai de 60 jours pour donner une réponse si la demande est recevable ou pas. «On est encore dans ce délai-là […] J’ai confiance qu’il va en avoir une», a-t-elle ajouté.

«Un mois plus tard, il y a eu une autre série d’articles […] C’était préoccupant à différents niveaux. Et c’est sûr que le maire fournit ses explications. Le motif est louable de vouloir aider sa fille.»

«Par contre, je reste préoccupée par certains éléments, notamment le fait que la plupart d’entre nous, quand on veut acheter une résidence et que notre résidence n’est pas encore vendue, bien, on fait une offre d’achat conditionnelle à la vente de notre résidence. Pourquoi dans ce cas-là ça n’a pas été fait, je ne sais pas», une affirmation qui a été applaudie par les citoyens présents. Rappelons à ce sujet que le maire avait déposé avec sa conjointe une offre d’achat pour la propriété ciblée, d’ici à ce que sa fille vende quelques mois plus tard sa résidence à Contrecœur.

«Un autre élément qui interpelle au sujet de la confiance, c’est le fait que je vois que l’avis juridique aurait dû être déposé aux membres du conseil en 2020», a-t-elle précisé au sujet d’un avis juridique de la firme DHC Avocats qui évoque un possible conflit d’intérêts en lien avec la transaction immobilière.

«Je n’étais pas là, mais ceux à qui j’ai posé la question m’ont dit qu’il ne l’avait pas vu intégralement. Donc ça, ça m’interpelle encore une fois la confiance, mais plus au niveau de l’appareil, de l’institution, du fonctionnement, du rouage de la Municipalité.»

«Je me dis : pourquoi ça n’a pas été déposé? Qui avait intérêt à ce que ça ne soit pas déposé? Est-ce qu’il y a d’autres choses comme ça, que le conseil aurait dû être informé et qu’ils [ses membres] ne l’ont pas été? Mais encore une fois, la réponse c’est la CMQ qui va l’apporter. Donc là-dessus, il va falloir être patient; on n’a pas le choix», a conclu la conseillère indépendante.