Un règlement d’emprunt de 2,5 M$ vient d’être adopté par la Ville de Boucherville pour permettre l’aménagement du futur parc sur le site de l’ancienne carrière Rive-Sud, aux 950 et 952, chemin d’Anjou. Toutefois, avant même de pouvoir lancer les travaux, la Municipalité devra attendre la cession officielle du terrain par ses propriétaires.

«Avant de pouvoir procéder à la cession, les propriétaires doivent obtenir de Sanexen un certificat de fin des travaux validé par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs», précise la cheffe du service des communications et des relations publiques, Josianne Marcotte.

Dans ce contexte, aucune date n’a encore été fixée pour la réalisation des aménagements. «Aucun échéancier n’a été déterminé à ce jour», confirme-t-elle, ajoutant que les professionnels de la Ville travaillent toujours à l’élaboration de scénarios d’aménagement qui seront éventuellement soumis au conseil municipal. Il est également trop tôt pour déterminer si l’enveloppe de 2,5 M$ couvrira l’ensemble du projet.

@ST:Un chantier amorcé il y a une décennie

@R:La Ville prévoit aménager un parc nature sur ce vaste terrain, mais elle ne pourra amorcer concrètement les travaux qu’une fois la propriété officiellement transférée. Entre-temps, le règlement d’emprunt autorise déjà les dépenses nécessaires à la réalisation du projet qui pourrait s’échelonner sur une période d’environ trois ans.

Le dossier de l’ancienne carrière Rive-Sud remonte à 2015, année où le projet de réhabilitation environnementale, alors sous le nom de carrière Landreville, a été approuvé par le gouvernement du Québec. Les travaux ont véritablement débuté en 2018 sous la supervision de Sanexen, pour le compte des Carrières Rive-Sud.

Au total, près de 3,9 millions de tonnes métriques de matériaux ont été utilisées pour remblayer et stabiliser le site. Des sols faiblement contaminés, du béton et du roc provenant de grands chantiers, notamment liés à la démolition du pont Champlain, au tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et au REM, ont servi à reconfigurer le terrain.

En décembre 2025, la fin des travaux de réhabilitation a été confirmée. Depuis, aucune nouvelle matière n’est acheminée sur le site, et les opérations de démobilisation se sont poursuivies jusqu’à la fin de l’année.

Un futur parc nature

D’une superficie de plus de 219 000 m², le terrain doit être transformé en parc nature. Le site comprendra notamment un plan d’eau d’environ 46 000 m², une butte pouvant atteindre 16 mètres de hauteur, des espaces boisés et des zones naturelles, en plus d’installations récréatives à déterminer.

Des consultations publiques ont déjà été amorcées afin de définir les grandes orientations du projet. Le concept final sera défini sous peu.