Le premier ministre du Canada a annoncé le 9 avril un prêt de 1,16 G$ de la Banque de l’infrastructure du Canada pour le projet d’expansion du terminal à conteneurs du Port de Montréal à Contrecœur. Malgré cet appui considérable, l’Administration portuaire de Montréal a subi trois départs d’importance en deux mois au sein de la haute direction.
«Au même moment où Mark Carney annonce 1,16 G$ pour le terminal de Contrecœur, le pilote et les deux copilotes du projet quittent l’avion en plein vol, il y a de quoi s’inquiéter. Que se passe-t-il au Port de Montréal? On est en droit d’avoir des réponses», a déclaré le député Xavier Barsalou-Duval.
Il a souligné que trois dirigeants clés ont quitté le navire en quelques semaines, soit Paul Bird, responsable du terminal de Contrecœur, en mars, Julie Gascon, présidente-directrice générale, au début avril, et Alban Fournier, directeur des finances, tout récemment.
Le député de Pierre-Boucher – Les Patriotes –Verchères a récemment fait adopter au Comité permanent des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités une motion demandant la comparution de ces trois membres démissionnaires afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances entourant ces départs successifs et sur la gestion de ce mégaprojet évalué à 2,3 G$.
M. Barsalou-Duval, s’est dit étonné qu’une telle annonce du gouvernement s’est faite dans un contexte où des experts remettent en question la nécessité de l’expansion portuaire. Il a aussi rappelé que les chiffres officiels indiquent que le Port de Montréal a connu en 2025 l’une de ses pires années de la dernière décennie concernant le volume transigé.
Motions et résolutions déposées
Le député a donc déposé la motion suivante : «Que la Banque d’infrastructure du Canada (BIC) et l’Administration portuaire de Montréal (APM) transmettent au Comité permanent des Transports, dans un délai de 30 jours, une copie du contrat de financement relatif au prêt de 1,16 G$ accordé pour la construction du terminal de Contrecœur, que la BIC transmette ses analyses de risque et les analyses financières ayant menées à l’octroi du prêt, qu’APM dépose au comité ses hypothèses de calcul soutenant la rentabilité du projet ainsi qu’une copie de son entente avec DP World lorsqu’elle sera conclue.»
De son côté, l’organisme Vigie Citoyenne Port de Contrecœur a salué les récentes résolutions prises par le conseil municipal de Contrecœur afin de mieux protéger la qualité de vie des citoyens, en lien avec cet agrandissement.
Ainsi, la Ville a interpellé officiellement le gouvernement du Québec pour obtenir une surveillance de la qualité de l’air sur le territoire en raison des travaux de construction de l’APM.
De plus, à la suite d’une motion unanime du Comité permanent des Transports à Ottawa, la Ville va redemander à l’APM le respect des règlements municipaux et un plan de réhabilitation des sols contaminés sur le futur site.


Bonjour,
Je vis à Boucherville depuis 1963 alors qu’on parlait déjà du transfert de la voie ferré vers un tracé plus près de l’autoroute 30. J’habite au nord de la voie ferrée, il n’y a aucune épicerie de cette partie de la Ville de Boucherville, on parle d’un nombre très important de wagon lorsque le supposé port de Contrecœur sera opérationnel, imaginez les autobus scolaires, les autos à heure de ponte, les camions etc, qui devront traverser la voie ferrée, sans compter de possibles versements de contenus de ces wagons? Alors OUI! mettons fin à ce projet ou préalablement à l’ouverture DÉPLAÇONS LE VOIE FERRÉE !!!!!!!!!!!!!!