La récente décision de condamner à 10 ans d’emprisonnement un homme reconnu coupable de violence conjugale répétée a été applaudie par la Régie intermunicipale de police Richelieu/Saint-Laurent qui a rappelé l’importance de dénoncer les situations de violence dans cette cause qui a nécessité une enquête exhaustive par ses ressources spécialisées dans ce domaine.
Hubert Isabelle-Bergeron a fait subir des violences graves à au moins deux de ses conjointes. Dans cette cause, le juge Christian Jarry, a reconnu toute la portée des préjudices causés aux victimes et a ordonné que l’accusé soit interdit d’être en relation pendant la durée complète de sa peine.
Cette condamnation est le fruit d’une enquête exhaustive menée par les ressources spécialisées en violence sexuelle à la Régie intermunicipale de police, qui était épaulée dans ce dossier par des agents, des enquêteurs de l’Identité judiciaire et des agents de renseignements.
Leur travail de longue haleine permis de documenter les gestes reprochés et de bonifier les témoignages des victimes par des éléments de preuve qui se sont avérés déterminants.
Le directeur de la Régie, Marco Carrier, a salué ce travail d’équipe, tout en rappelant que ce jugement marque une étape importante pour les victimes, car il envoie un message clair quant à la gravité de ces crimes.
Il a souligné que, «tout au long du processus judiciaire, les victimes ont pu compter sur un accompagnement étroit, respectueux et sécurisant de la part des policiers et des intervenants qui leur ont apporté leur soutien».
M. Carrier a tenu du même souffle à rappeler l’importance de dénoncer les situations de violence, malgré les peurs et les obstacles en chemin, en faisant valoir que ce dossier démontre «qu’il est possible d’obtenir des décisions fortes qui protègent les victimes et responsabilisent les agresseurs».
«Ce travail exigeant, mais rempli de sens, actuellement assumé par deux ressources policières dédiées, démontre de façon éloquente le caractère essentiel de cette fonction. Le maintien de la ressource spécialisée en violence sexuelle s’avère indispensable afin d’assurer un accompagnement adéquat des victimes et une réponse judiciaire à la hauteur des enjeux», a affirmé le directeur de la Régie.

