Sept auteurs aînés ont célébré le 3 mai l’aboutissement de plusieurs années de travail en lançant leur autobiographie dans le cadre du projet J’écris ma vie.
Proches et amis étaient au rendez-vous pour souligner cet accomplissement littéraire des auteurs Yvon Bussière, Sylvie Charon, Sylvie Migneault, Raynald Dallaire, Ghislaine Potvin, France Guilbert et Lise St-Onge. Certains ont même présenté deux ouvrages, combinant autobiographie et roman inspiré de leur parcours.
« On a eu beaucoup de monde au lancement qui avait lieu au centre multifonctionnel Francine-Gadbois. C’était très touchant de voir l’intérêt et le soutien autour de ces auteurs », souligne Carmen Cardin, responsable régionale du projet J’écris ma vie pour la Montérégie. L’initiative est réalisée en collaboration étroite avec la FADOQ de Boucherville, qui fournit notamment les locaux et contribue à faire connaître les ateliers.
Écrire sa vie… ou la romancer
Si plusieurs participants ont choisi la forme autobiographique classique, d’autres ont exploré une approche différente en transformant leur vécu en récit romancé. « Aujourd’hui, on offre deux avenues : écrire son autobiographie ou écrire sa vie sous forme de roman. Ça permet une plus grande liberté créative », explique Mme Cardin.
André Lemire, pour sa part, a travaillé une autre facette du projet, soit l’autoédition. Les participants sont encouragés à prendre en charge eux-mêmes la mise en page et la publication de leur livre. « Ça demande du temps et de l’énergie, mais c’est beaucoup plus accessible financièrement. L’édition traditionnelle peut coûter plusieurs milliers de dollars », précise-t-elle.
Un long projet
Les livres présentés sont le résultat d’un processus amorcé en 2019. La pandémie a interrompu les travaux en 2020, et les participants ont repris leur démarche en 2021. En moyenne, il faut compter environ trois ans pour mener un projet à terme. Les auteurs se réunissaient chaque semaine en atelier, avec une quinzaine de rencontres par année. Entre les séances, ils devaient écrire à partir de thèmes proposés, comme l’enfance, l’adolescence, la vie professionnelle, puis partager leurs textes avec le groupe. « Le partage fait remonter les souvenirs. C’est la force de cette méthode », explique Mme Cardin.
Les ouvrages comptent généralement entre 100 et 200 pages.
Une initiative en pleine croissance
Le lancement regroupait en fait les auteurs issus des trois premiers groupes formés depuis 2019 à la FADOQ de Boucherville. Depuis, plusieurs autres cohortes ont vu le jour, et l’intérêt ne cesse de croître.
« On prévoit déjà neuf nouvelles publications en 2027 et une vingtaine en 2028 », indique Mme Cardin. Au total, une douzaine de groupes auront été lancés d’ici septembre prochain.
Des livres accessibles
Les ouvrages sont disponibles à la bibliothèque de Boucherville et déposés aux Archives nationales. Les personnes intéressées à se les procurer peuvent également communiquer avec l’organisme pour être mises en contact avec les auteurs.
Au-delà de la publication, Mme Cardin insiste sur l’importance de la démarche. « Ce sont des gens qui prennent le temps de revisiter leur vie, de laisser une trace. Et souvent, une fois qu’ils commencent… ils continuent à écrire. »

