Le projet de la future caserne de pompiers à Varennes a refait surface lors de la période de questions de l’assemblée publique du 4 mai. Les citoyens ont appris que le projet actuel avait été écarté par le conseil puisque son coût estimé dépassait les 25 M$, plus du double de ce qui était prévu au départ, soit 11 M$ en 2021.
Ce projet a connu plusieurs revirements au fil des années. La caserne avait fait l’objet de questions de citoyens en septembre 2024 et le maire Martin Damphousse, avait fait le point. «On a eu des démêlés judiciaires avec les professionnels. Étant donné que des changements ont été demandés, il y a des surcoûts qui ont été demandés. On n’était pas d’accord», avait-il expliqué il y a deux ans.
«On s’est entendu hors cour, mais malheureusement, on a perdu au moins de six à huit mois pour régler ce litige-là. On devrait être en mesure, si tout va bien, de lancer l’appel d’offres pour débuter la construction, idéalement tôt en 2025 », espérait-il à ce moment-là.
Encore au moins deux ans
Le 4 mai dernier, le maire a à nouveau fait le point sur le dossier. «Le service du génie est en train de préparer le nouvel appel d’offres. Il va devenir un appel d’offres <@Ri>Design Built<@$p> parce que l’ancien projet a été complètement écarté. Il s’annonçait pour coûter au-delà de 25 M$, ce qui n’était pas acceptable pour le conseil. Donc de façon unanime, ce projet-là a été écarté», a-t-il affirmé.
«Dans un projet Design Built, la différence c’est qu’on définit nos besoins clairement. Les soumissionnaires ont la superficie du terrain et ce sont eux qui vont soumettre des plans, des esquisses préliminaires et répondre à nos besoins avec un prix. C’est là où on sera en mesure de faire le choix et tout indique qu’on risque de faire des économies importantes», a avancé le maire.
«Malheureusement la conséquence, ce sont des délais additionnels dans le processus. Pour l’instant, l’échéancier est très vague parce que l’appel d’offres pour le Design Built n’a pas été lancé. Et quand on lance un appel d’offre, après, c’est la période pour le dépôt des soumissionnaires, l’analyse des soumissions, le conseil retient le soumissionnaire, on prépare les plans finaux…» «Pour la construction, on peut parler de façon réaliste, entre aujourd’hui et la livraison, d’un projet de deux ans», a estimé le maire, ce qu’a déploré le citoyen : «C’est parce que ça fait déjà cinq ans! [que le projet a été lancé]».

