Le Bloc québécois a demandé de mettre en place des mesures afin de soutenir les entreprises affectées par le nouveau mode de calcul des tarifs américains qui frappe le secteur de l’acier, une industrie qui est particulièrement importante au Québec.
Le député de Pierre-Boucher–Patriotes–Verchères, Xavier Barsalou-Duval, a récemment exhorté Ottawa à corriger le tir par un soutien direct aux entreprises et aux travailleurs jusqu’à la conclusion d’une entente commerciale avec les États-Unis.
«Après avoir complètement ignoré cette urgence dans sa mise à jour économique, le gouvernement semble avoir improvisé cette semaine deux mesures qui, sans être mauvaises en soi, sont inadéquates et ne répondent pas aux besoins immédiats des entreprises. Un programme de prêts ne garantira pas d’emploi et ne garnira pas les carnets de commande des entreprises, il ne fera que les endetter davantage», a déclaré M. Barsalou-Duval.
Il a entre autres fait valoir que le nouveau mode de calcul des tarifs américains a des impacts significatifs au Québec. Il a déploré que de nombreux produits protégés par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, qui n’étaient pas taxés, le sont dorénavant.
Le député a également brandi une étude de Desjardins qui indique que le quart des exportations vers les États-Unis est maintenant affecté par ce nouveau tarif de 25%.
«J’ai rencontré les membres du syndicat des Métallos la semaine dernière qui avaient d’excellentes propositions pour le gouvernement. Je m’explique mal pourquoi elles n’ont pas été retenues. De notre côté nous avons également proposé des solutions telles qu’un programme de subvention salariale pour préserver le lien d’emploi avec leurs travailleurs qualifiés, l’imposition de tarifs de sauvegarde pour éviter que la Chine n’utilise le marché canadien pour le transit de ses marchandises aux États-Unis après de fausses transformations ainsi qu’un Buy Canadian Act contraignant», ajouté le député.
«Le Bloc Québécois veut travailler avec le gouvernement pour soutenir nos entreprises, mais il faut agir vite parce que le pire est à venir. Les entreprises produisent aujourd’hui pour des commandes faites il y a plusieurs mois et, avec ces nouveaux tarifs, il y en aura encore moins. C’est pourquoi nous demandons aux libéraux de retourner à la table à dessin pour se doter d’une vraie stratégie et d’un vrai plan», a conclu le député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères.

