Le kangourou en cavale dans le secteur de Boucherville pourrait bientôt être récupéré. Selon les informations obtenues, des représentants du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) se seraient rendus sur place aujourd’hui afin d’installer des cages dans l’espoir de capturer l’animal de façon sécuritaire.
Les autorités disent privilégier une approche prudente afin d’éviter de mettre en danger le kangourou ou les citoyens. Le ministère avait d’ailleurs demandé au public de ne pas tenter de l’approcher, soulignant qu’une intervention précipitée pourrait provoquer une fuite incontrôlée et causer des blessures à l’animal
Avant l’intervention, le ministère avait indiqué qu’il évaluait la meilleure stratégie à adopter afin de récupérer l’animal tout en minimisant les risques pour sa santé et pour la sécurité du public, notamment en raison de sa présence près d’un axe routier fréquenté.
Les autorités avaient alors demandé à la population de ne pas tenter de s’approcher du kangourou ni de participer à sa capture.
Selon le ministère, une intervention précipitée pouvait provoquer une réaction de panique chez l’animal, qui aurait pu s’enfuir à grande vitesse, se blesser en heurtant des obstacles ou développer de graves complications liées au stress intense provoqué par une poursuite.
Le ministère avait également rappelé que la capture d’un animal dont la garde nécessite un permis est encadrée par la réglementation québécoise.
Les kangourous, en raison de leur taille et de leurs besoins spécifiques en matière de soins et d’hébergement, font partie des espèces dont la détention exige une autorisation particulière.
Concernant l’utilisation de fléchettes anesthésiantes, le MELCCFP précisait qu’il s’agit d’une technique délicate qui demande une expertise vétérinaire spécialisée. Un mauvais dosage, un tir inadéquat ou une immobilisation dans un environnement non contrôlé peuvent entraîner des conséquences importantes, voire mortelles, pour l’animal.
Par ailleurs, une enquête est toujours en cours concernant l’origine et les conditions de garde du kangourou.
Selon les informations préliminaires obtenues par le ministère, l’animal aurait été détenu illégalement dans des installations qui ne respectaient pas les exigences de la réglementation québécoise.

