«On n’est pas assez conscient de cette richesse-là et il faut faire plus attention», a prévenu le maire de Varennes au sujet de la consommation d’eau potable. À la lumière des propos tenus lors de l’assemblée publique du 1er juin, la question ne serait pas de savoir s’il y aura des compteurs d’eau résidentiels à Varennes, mais bien quand.
Dans un premier temps, le conseiller Marc-André Savaria a souligné qu’il a pris part à un atelier sur le sujet lors des Assises de l’Union des municipalités du Québec. À cette occasion, le maire de Repentigny a expliqué que sa ville, qui compte près de 90 000 citoyens, fait usage de compteurs d’eau depuis plusieurs années et elle est considérée comme une pionnière dans ce domaine.
«Les compteurs d’eau sensibilisent beaucoup les citoyens à la consommation. Selon les données qu’il [le maire] a recueillies, une ville comparable peut sauver 25% de l’eau potable», a relaté M. Savaria.
Un projet-pilote?
«Je suis un partisan, moi aussi, des compteurs d’eau avec M. Savaria, a déclaré le maire, Martin Damphousse.
«C’est une obligation gouvernementale d’avoir des compteurs d’eau au niveau des entreprises, des industries et des commerces, afin de facturer au réel la consommation. On a découvert qu’on a un nombre d’entreprises significatives qui consomme é-nor-mé-ment d’eau!», a-t-il souligné.
«Je veux rassurer les Varennois, par contre, dans le projet qu’on mettra probablement de l’avant – il n’y a rien de décidé encore – pour des compteurs d’eau résidentiels. L’objectif n’est pas de surfacturer les résidents parce qu’ils consomment normalement l’eau potable; c’est pas du tout le cas. C’est, par contre, de surfacturer les trop gros consommateurs qui ne font pas attention», a averti M. Damphousse.
«Je vous donne un exemple : l’irrigation des terrains. On a les règles, on a des horaires, mais il y en a qui surutilisent l’eau potable parce que «ça coute rien». Il y a une situation très injuste parce qu’on ne facture pas au réel», a-t-il ajouté en soulignant que le tout va «probablement débuter par un projet-pilote».
«La tendance est lourde et vous allez entendre parler de plus en plus dans plein de municipalités au Québec. Et je vous le répète : une usine comme on a, ça peut paraître simple de traiter de l’eau du fleuve Saint-Laurent en eau potable, mais en réalité, ça coûte une fortune de faire ça», a-t-il plaidé.
«On n’est pas assez conscient de cette richesse-là, il faut faire plus attention. Le jour où on aura des compteurs d’eau, on a la certitude que les gens vont faire plus attention et c’est ça l’objectif réel derrière ça», a conclu le maire.
À ce sujet, selon les dernières données disponibles à l’échelle de la province, le traitement de l’eau coûte en moyenne 744$ par personne chaque année au Québec, soit près de 6,7 milliards de dollars.

