Une enquête indépendante a été menée par rapport à un accident subi par un motocycliste lors d’une poursuite policière survenue à Varennes le 28 juillet 2024.
À la suite de cette enquête indépendante, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a présenté les motifs qui l’ont amené à conclure qu’il n’y a eu aucune infraction criminelle commise par le conducteur du véhicule de patrouille de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent.
Rappelons que cette nuit-là, vers 3h du matin, les policiers ont tenté d’intercepter un motocycliste qui n’avait pas effectué son arrêt obligatoire et qui circulait à une vitesse excédant la limite de 30 km/h en vigueur dans ce secteur. Après quelques secondes de poursuite, le conducteur a perdu le contrôle de sa moto et a fait une embardée.
Le motocycliste a fini sa course sur la pelouse d’un parc public où il est entré en collision avec du mobilier urbain. Ayant assisté à l’accident, les policiers ont porté secours à l’homme, qui a ensuite été conduit en centre hospitalier afin d’y être soigné. Il a subi d’importantes blessures.
«Dans ce dossier, rien ne laisse croire que les policiers ont fait preuve d’imprudence dans la conduite de leur véhicule de patrouille. La preuve recueillie au terme de l’enquête indépendante établit plutôt que le motocycliste a tenté de prendre la fuite en circulant à vive allure dans un secteur résidentiel et que l’accident et ses conséquences sont attribuables à ses propres faits et gestes», a précisé le DPCP.
«Suivant les conclusions de la reconstitutionniste ayant examiné la scène de l’accident, ce dernier est en effet attribuable à la vitesse excessive à laquelle circulait le motocycliste lorsqu’il a emprunté la courbe, ainsi qu’au freinage effectué alors qu’il négociait ce virage. À cet égard, l’expertise de la scène et d’images captées par des caméras de surveillance a permis d’établir que le motocycliste circulait à une vitesse de 126 km/h peu de temps avant l’accident», est-il souligné.

