L’annonce de la fermeture du Centre d’excellence en électrification des transports et stockage d’énergie (CEETSE) à Varennes à la suite d’un «recentrage» des activités de recherche d’Hydro‑Québec afin de «concentrer ses efforts sur les priorités qui ont le plus d’impact pour les Québécois» en a surpris plus d’un, à commencer par les syndicats des employés qui se disent «abasourdis» par la fermeture de «ce pôle d’innovation de classe mondiale».

Le Centre d’excellence a été fondé en 2017 dans le cadre des investissements du gouvernement Legault dans la filière batterie. Le CEETSE était rattaché à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec et employait plus d’une centaine de personnes dans le domaine des matériaux de batterie pour les véhicules électriques et autres applications de stockage d’énergie, tant stationnaires que mobiles.

Le Laboratoire industriel en transition énergétique, créé en 2025, assurera le suivi des travaux du CEESTE, mais Hydro-Québec entreprend également le transfert des actifs de ce laboratoire à travers l’«écosystème de recherche spécialisé dans le domaine de la transition énergétique et des batteries».

«Pourquoi se priver d’excellence? La recherche qui est fait au CEETSE est parmi la plus importante dans son domaine. Ils ont plus d’une centaine de familles de brevets qui reflètent l’excellence de leurs travaux», a déploré le président du Syndicat des technologues d’Hydro-Québec (STHQ-SCFP 957), Robert Claveau,

«Encore et malheureusement, Hydro-Québec choisit le chemin du transfert d’actifs. Cette décision a un impact économique important à l’égard des personnes visées et ternis l’effet de rayonnement que doit avoir Hydro-Québec dans le domaine de la recherche de fine technologie», a ajouté M. Claveau.

Il a également regretté que le développement de la filière batterie au Québec a été ébranlé par de mauvaises décisions du gouvernement et la perte de centaines de millions de dollars des fonds publics investis au privé.

 «Hydro-Québec a été bâti par des visionnaires qui ont compris qu’être maître chez nous passe par l’innovation», a conclu le président syndical.