Les rassemblements bruyants de plaisanciers qui faisaient régulièrement l’objet de plaintes sur le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur des îles de Boucherville, semblent désormais appartenir au passé. Après plusieurs années d’interventions, de surveillance et de sensibilisation, la situation s’est grandement améliorée dans le secteur du chenal de la Grande Rivière et de son bras nord, connu notamment sous le nom de Poche à Pépère.
Le maire de Boucherville, Jean Martel, refuse toutefois de déclarer victoire. «Il ne faut pas baisser la garde», affirme-t-il lors d’une entrevue avec La Relève, rappelant que l’objectif demeure d’assurer une cohabitation sécuritaire et harmonieuse entre les plaisanciers, les utilisateurs d’embarcations non motorisées, les riverains et les gestionnaires du parc national des Îles-de-Boucherville.
Au plus fort de la pandémie et dans les années qui ont suivi, le secteur était devenu un lieu de rassemblement particulièrement populaire. Des groupes de plusieurs bateaux s’amarraient ensemble pendant des heures, parfois accompagnés de musique forte et de fêtes improvisées.
Les résidents du boulevard Marie-Victorin dénonçaient régulièrement les nuisances sonores, tandis que les adeptes du kayak, du canot, de l’aviron et de la voile réclamaient un partage plus sécuritaire du plan d’eau.
Une étude réalisée par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) avait d’ailleurs confirmé l’ampleur de l’achalandage. Entre la fin juin et le début septembre 2023, près de 7 840 embarcations motorisées avaient été recensées dans différents secteurs du parc.
Les relevés sonores démontraient également que le niveau de bruit pouvait atteindre jusqu’à 75 décibels lors des journées les plus animées.
Une stratégie
Pour répondre à la situation, la Ville avait obtenu une subvention fédérale d’environ 450 000$ répartie sur trois ans. Cette aide financière a notamment permis d’installer de nouvelles bouées, de mener des consultations publiques, de réaliser des campagnes de sensibilisation et d’effectuer des opérations de surveillance par drone.
Selon le maire, l’un des gains les plus importants demeure toutefois le retour durable de la patrouille nautique. «On peut avoir toutes sortes de règlements, mais s’il n’y a personne pour les faire respecter, on a un problème», résume-t-il.
Le maire rappelle qu’il a fallu plusieurs démarches auprès de l’agglomération de Longueuil avant d’obtenir une présence policière nautique régulière. Aujourd’hui, cette présence du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) est maintenue, ainsi que celle de la Garde côtière auxiliaire canadienne et du Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil.
Ce dernier a d’ailleurs été appelé à intervenir à plusieurs reprises au cours des dernières années pour porter secours à des plaisanciers en difficulté, soit 17 fois l’été dernier dans le secteur de Boucherville.
Des mesures qui demeurent en place
Même si les opérations de surveillance par drone ont pris fin avec l’échéance de la subvention fédérale (l’an dernier), l’ensemble des autres mesures demeure en vigueur.
La Ville poursuit notamment le balisage du secteur, les activités de sensibilisation et la collaboration avec les différents partenaires nautiques. Le règlement adopté en 2025 pour encadrer l’ancrage et l’amarrage des embarcations dans le chenal est également maintenu. Cette mesure a notamment mis fin aux regroupements de plusieurs bateaux attachés ensemble qui nuisaient à la circulation sécuritaire dans le secteur.
Selon M. Martel, les résultats sont visibles. «Je constate moi aussi qu’il y a moins de navigation motorisée qu’avant», dit-il.
Un comité sur la sécurité nautique
La prochaine étape passera par la création d’un comité sur la sécurité nautique qui sera présidée par la conseillère municipale Isabelle Bleau. Composé notamment de représentants de l’école de voile, du Club nautique de Mézy, du club d’aviron et d’autres intervenants du milieu, ce comité aura pour mandat de suivre l’évolution de la situation et d’identifier de nouvelles pistes d’amélioration.
Parmi les sujets qui pourraient être étudiés figure la possibilité de revoir certaines limites de vitesse sur le fleuve. Le maire précise toutefois qu’une telle démarche relèverait du gouvernement fédéral et nécessiterait un long processus comprenant plusieurs étapes et consultations publiques.
«La place doit rester accessible à tout le monde, insiste-t-il. L’objectif n’est pas d’exclure un groupe d’usagers, mais de permettre une cohabitation harmonieuse et sécuritaire.»
Pour l’instant, la Ville estime que les interventions mises en place depuis plusieurs années portent leurs fruits. Le dossier n’est pas fermé pour autant, mais la période où les rassemblements de plaisanciers dominaient l’actualité locale semble bel et bien derrière elle.
Les grands partys de bateaux semblent, du moins, pour l’instant, avoir quitter les îles de Boucherville. Le maire Martel estime toutefois qu’il reste du travail à faire, notamment du côté des conducteurs de motomarines. Selon lui, plusieurs accidents impliquant ce type d’embarcations démontrent qu’une formation plus poussée pourrait être nécessaire afin d’assurer une cohabitation sécuritaire entre tous les usagers du fleuve.


Ce que je trouve déplorable lorsque je suis allé faire du kayak aux parc national des îles de Boucherville.Je m’étais plaint que dans les chenaux du parc il y avait plein de gros bateaux qui prenait toute la place et dérangeait la faune et les usagers non motorisé.
on m’avait dit que les chenaux appartient au fédéral et non relier au parc national.
La place de ces bateaux n’a pas sa place dans un écosystème fragile et essentiel pour la faune et la flore.
Ces bateaux sont une source de pollution et de bruits en plus du comportement des gens qui respecte pas ces lieux.
Ces chenaux devraient être interdits aux bateau motorisé.
Malheureusement je comprends pas les décisions administratives contradictoire.