«Notre énergie est l’un de nos plus grands atouts. À nous d’en faire l’un des plus grands leviers de notre avenir», a lancé le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Bernard Drainville, de passage à Varennes pour le lancement du Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) 2026-2050, qui guidera les choix énergétiques du Québec pour les 25 prochaines années.

Lors d’une conférence de presse tenue le 30 juin à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec, le ministre a rappelé que les besoins énergétiques augmenteront de façon importante au cours des prochaines décennies.

En parallèle à ce constat, le gouvernement entend poursuivre la décarbonation de son secteur économique, renforcer son autonomie énergétique, tout en composant avec un contexte géopolitique de plus en plus incertain.

Cette réalité a amené le gouvernement à préparer l’avenir, a expliqué le ministre. «L’énergie est aujourd’hui bien plus qu’une ressource : elle est devenue un levier de prospérité, de souveraineté économique, de lutte contre les changements climatiques et de rayonnement international.»

Plus d’énergies renouvelables

Le PGIRE permettra donc d’anticiper les besoins, de mieux planifier les investissements et de faire les choix nécessaires pour assurer la sécurité énergétique du Québec jusqu’en 2050.

Celui-ci repose sur cinq grandes orientations qui guideront les décisions du gouvernement en matière de production, de transport et de consommation d’énergie. L’efficacité énergétique sera la priorité du gouvernement et le Plan prévoit également le développement de nouvelles sources d’énergie renouvelables, la modernisation des infrastructures ainsi que le renforcement des réseaux afin de répondre à la croissance constante de la demande.

Bernard Drainville a souligné que, dans un monde où les règles commerciales accordent une importance croissante à l’empreinte carbone des produits, l’énergie propre du Québec deviendra un puissant levier économique et commercial.

Le ministre a expliqué qu’au terme du PGIRE en 2050, le Québec passerait d’un ratio actuel qui est d’environ moitié-moitié entre les énergies renouvelables et les énergies fossiles, à un ratio 75-25 en faveur des énergies renouvelables.

Il a précisé que ces 75% d’énergies renouvelables proviendront surtout de l’hydroélectricité, grâce principalement à des mises à jour des centrales existantes, mais aussi avec l’apport de l’éolien, du solaire et des bioénergies.