La porte avant du nouveau Centre d’action bénévole L’Envolée est d’un rouge scintillant, comme le cœur de son logo. Il y a là un beau symbole puisque l’organisme veut être plus que jamais au cœur de la communauté afin de l’aider à s’épanouir et assurer son mieux-être.

L’Envolée fêtera l’an prochain ses 40 ans d’existence et le déménagement dans les nouveaux locaux de la montée Sainte-Julie devraient s’effectuer le 30 septembre. À sa tête, on retrouve Chantal Brais qui est en poste depuis bientôt 12 ans. «Je suis un peu survoltée!», lance-t-elle dans un grand sourire, car ce ne sont pas les projets qui manquent avec son équipe.

Chantal Brais, au centre en rouge, entourée des membres de son conseil d’administration. (Photo : gracieuseté)

Mais les moyens de ces projets vont bientôt se multiplier, apportant à terme plus de soutien et plus de services aux citoyens vulnérables de la communauté. Le nouveau bâtiment estimé à près de 4,5 M$ permettra à la centaine de bénévoles de L’Envolée d’avoir notamment accès à une cuisine plus spacieuse et mieux adaptée.

Des plats cuisinés à prix modiques seront offerts à la population avec un petit local ayant pignon sur rue. Ces revenus additionnels permettront de bonifier l’offre de services en maintien à domicile, de financer les nouveaux services à la communauté, en plus d’embaucher le personnel supplémentaire nécessaire.

Rappelons que la spécificité du nouveau bâtiment, c’est qu’il sera construit à l’aide de murs préfabriqués isolés en béton de chanvre, un matériau aux nombreuses propriété écologiques. Il s’agirait d’une première que l’on dit prometteuse dans le secteur de la construction commerciale au Québec.

Le nouveau Centre a pris au moins sept ans avant de voir le jour, mais son apport sera inestimable puisque la directrice générale explique que les besoins dans la communauté julievilloise – et ailleurs – ont explosé depuis la pandémie. Elle espère d’ici 2030 pouvoir compter sur 170 bénévoles pour mener à bien sa mission. L’embauche en 2027 d’une responsable des bénévoles devrait aider à atteindre cet objectif ambitieux, qui permettrait notamment d’intégrer des personnes autistes et celles atteintes de trisomie.

«Je n’ai jamais vécu une période de ma vie avec de telles montagnes russes. Mais chaque fois qu’il y avait un retard, une embuche, il est survenu quelque chose de mieux, alors il faut faire confiance à la vie!» a conclu en riant Chantal Brais.