Le nouveau terminal commercial du MET – Aéroport métropolitain de Montréal à Saint-Hubert a officiellement ouvert ses portes le 15 juin dernier et, depuis, un plus grand nombre d’avions survolent le ciel de Sainte-Julie. Cette situation a provoqué de nombreuses réactions sur les différents réseaux sociaux.
Les commentaires sont partagés sur la question, mais la majorité des répondants s’accommodent de cette nouvelle réalité. D’autres toutefois trouvent la situation déplaisante et s’inquiètent pour le futur.
La présence de ce corridor aérien est normalement connue des propriétaires de résidences puisque leur acte de vente devrait faire mention qu’il y a une servitude aéronautique en faveur de cet aéroport.
Plusieurs commentaires font état du bruit que fait l’avion en phase d’atterrissage, et qu’ils comparent au chant d’une baleine à bosse ou d’une chaise qui recule. Ces bruits de courte durée seraient causés par les moteurs qui réduisent de régime afin d’atteindre une fréquence de résonance, ce qui serait typique des modèle Embraer que le transporteur Porter Airlines utilise à Saint-Hubert.
Certain font valoir que la grande majorité des décollages s’effectuent vers l’ouest et qu’il est vraiment moins bruyant d’avoir les avions en phase d’atterrissage que de décollage. D’autres précisent que l’autoroute 20 située à proximité est plus bruyante.
De 1 à… 4 millions de passagers
Rappelons dans ce dossier que le MET prévoit recevoir près d’un million de voyageurs durant sa première année, puis environ quatre millions annuellement d’ici 2029.
De son côté, la Coalition Halte Air Saint-Hubert déplore par voie de communiqué que l’expansion de l’aéroport a été «imposée à la population» malgré les consultations publiques de 2022, tout en soutenant qu’aucune évaluation indépendante de ses impacts n’a été réalisée.
Pour sa part, la Ville de Sainte-Julie a indiqué sur sa page Facebook que des citoyens ont fait part de leurs préoccupations concernant le bruit des avions au-dessus de certains quartiers résidentiels.
«En 2023, nos représentations ont notamment contribué à l’abolition des vols de nuit. La Ville a également obtenu un siège à la Table de développement du pôle aérospatial de l’aéroport, ce qui nous permet de poursuivre nos interventions afin de protéger la qualité de vie de nos citoyens.»
«Plus récemment, nous avons été consultés sur les futurs trajets des avions. La Ville a recommandé le tracé le plus éloigné des secteurs résidentiels, longeant l’autoroute 20, tout en demandant une augmentation de l’altitude des appareils lorsque possible», est-il mentionné.
«Cette proposition est actuellement à l’étude par Nav Canada. Une rencontre est prévue prochainement et une nouvelle carte des trajectoires devrait être produite d’ici environ douze mois. Bien que ces délais puissent sembler longs, ils sont nécessaires afin de respecter les exigences rigoureuses en matière de sécurité aérienne.»
«Nous continuerons de suivre ce dossier de près et de défendre les intérêts des citoyens afin de préserver leur qualité de vie», a conclu la Ville de Sainte-Julie.


Très déçus. Nous sommes venus nous installer ici au début des années 2000 afin de fuir la pollution de Dorval et de profiter d’une meilleure qualité de l’air. Notre fils était asthmatique à l’époque, et ses problèmes ont cessé après notre déménagement. Nous étions également tellement heureux de retrouver le calme, loin du bruit des avions. Malheureusement, depuis quelques semaines, nous avons l’impression de revivre ce que nous avions quitté à Dorval. C’est vraiment triste et inquiétant.