Malgré une légère baisse du nombre de cerfs de Virginie observés dans le secteur Centre de Boucherville, leur population demeure largement au-dessus de la capacité de support du milieu, conclut le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). Le maire Jean Martel maintient toutefois son opposition à l’abattage des cervidés.
L’inventaire aérien réalisé le 17 février a permis de recenser 334 cerfs dans les secteurs étudiés, soit 281 dans le secteur Centre, 18 dans le secteur du Parc de la Frayère et 35 dans la partie appartenant à la Ville de Boucherville au Boisé du Tremblay. Sur l’ensemble du Boisé du Tremblay, un total de 111 cerfs ont été inventoriés, ce qui inclut 76 cerfs observés à l’intérieur des limites de la Ville de Longueuil.
Dans le secteur Centre (qui comprend le grand îlot forestier (boisé Pierre-Dansereau) bordant ou traversant le chemin de Touraine, le chemin d’Anjou et le boulevard Montarville (5,1 km2), ainsi que des petits boisés isolés et friches arbustives (îlots Lustucru) situés entre la route 132 et le rang Lustucru), le nombre de cerfs observé en 2026 (281) est légèrement plus faible qu’en 2025. Il s’agit d’une diminution de 5,7 % alors que 298 cerfs y avaient été dénombrés.
Selon le Ministère, cette baisse est attribuable à l’hiver 2025-2026, l’un des plus rigoureux des 15 dernières années. En l’absence d’un tel hiver, la population peut croître rapidement, note-t-il. Par exemple, entre 2024 et 2025, la hausse avait été de 33%, passant de 224 à 298 cerfs.
Dans le secteur Centre, malgré le recul, la densité atteint toujours 51,1 cerfs au kilomètre carré, soit plus de dix fois la densité d’environ cinq cerfs au kilomètre carré recommandée dans la littérature scientifique afin de préserver l’équilibre des écosystèmes, mentionne le ministère.
Les résultats des différents inventaires effectués cette année démontrent pour la plupart une stabilité ou une diminution des populations, même si aucune intervention de contrôle n’a été effectuée.
Il s’agit du troisième inventaire réalisé par le MELCCFP depuis 2024 à la demande de la Ville, mis à part le secteur du parc de la Frayère qui en était à une première évaluation. Là, même si on ne peut établir la tendance, la densité de cerfs est quatre fois plus élevée que la capacité de support suggérée dans la littérature, soit une densité de 22,5 cerfs/km2, signale le Ministère. Les secteurs du parc de la Frayère et Centre ont probablement une forte connectivité, les cerfs se déplaçant assurément entre ces deux secteurs, précise-t-il.
Le rapport souligne que cette surabondance compromet la régénération des milieux naturels, favorise les plantes exotiques envahissantes, augmente les risques de collisions routières et contribue à la propagation des tiques pouvant transmettre la maladie de Lyme. Le Ministère estime que des mesures devraient être mises en place afin de réduire le cheptel et se dit prêt à accompagner la Ville dans cette démarche.
Pas d’abattage
Interrogé par La Relève, le maire Jean Martel affirme toutefois qu’il ne changera pas de position. «L’abattage ne fera jamais partie des solutions, en ce qui me concerne», tranche-t-il. «Mes propres convictions font que je ne suis vraiment pas favorable à l’abattage. »
Le maire privilégie toujours des avenues comme la stérilisation, la relocalisation ou toute autre solution qui permettrait de contrôler la population sans euthanasier les animaux.
La Ville analysera le rapport au retour des vacances estivales avant de déterminer la marche à suivre, s’il y a lieu d’intervenir. M. Martel souhaite notamment examiner les solutions proposées par des groupes de citoyens lors du débat entourant la gestion des cerfs à Longueuil.


Nous devons respecter les animaux et ne pas les abattre !!!
Ils sont chez eux autant que nous!!!!!
On en a assez abattu contre notre gré!
Mes taxes ne servent pas à tuer des animaux !!!!
Il est bien vrai que les cerfs en surpopulation détruisent la forêt. Des études faites à la Sepaq du Mont St-Bruno le démontrent et le piètre état de la forêt et des arbres dans ce parc en font foi. La surpopulation nuit à la régénération de la forêt. L’abattage des cerfs est la solution préconisée par les scientifiques.
pourquoi avoir betement refusé que les betes soient capturées et relocalisées par un groupe de rescue, cela aurait rien couté
Les résidents du secteur Harmonie et de la rue du Boisé ont subi bien des dommages à leurs cèdres suite au passage des cerfs. Cela a un impact financier pour remplacer les cèdres abîmés. C’est pourquoi, il fait agir, car les cerfs n’ont pas de réels prédateurs et leur nombre augmentera assurément.
Maintenant, si « le maire privilégie des avenues comme la stérilisation, la relocalisation ou toute autre solution qui permettrait de contrôler la population sans euthanasier les animaux », est-ce qu’il y a de réelles actions qui sont réalisées?
Bonjour Mme Lapointe,
Ça devient exaspérant de voir tout un chacun s’immiscer dans le travail des spécialistes de la gestion de la faune lorsqu’il est question de populations de cerfs surabondantes en milieu urbanisé : chercheurs, biologistes et autres professionnels possèdent l’expertise nécessaire pour évaluer ces situations complexes.
Par ailleurs, un maire n’est pas là pour faire valoir ses convictions personnelles. Cette ville, pas plus que cette population de cerfs, ne lui appartient. Il devrait s’en remettre aux spécialistes de ces questions pour éclairer ses décisions. Une affirmation de cette nature est inquiétante pour les citoyens de Boucherville.
La surabondance de cerfs peut nuire à de nombreuses autres espèces, tant animales que végétales. Le broutage excessif modifie la végétation et peut perturber profondément les écosystèmes. Une forte densité de cerfs en milieu urbanisé augmente également les interactions avec les humains, notamment les dommages aux propriétés et les risques de collisions routières. Parlez-en à ceux qui ont frappé un cerf avec leur voiture. Trop souvent, le fait que les cerfs soient de belles bêtes vient brouiller notre perception des véritables enjeux écologiques.
Sans compter qu’une population qui excède durablement la capacité de support de son milieu risque de subir une détérioration de sa condition physique et une augmentation de la mortalité lorsque les ressources deviennent insuffisantes. Il faut donc aussi considérer le bien-être des animaux eux-mêmes. Au bout du compte, est-il préférable d’abattre un cerf dans le cadre d’une opération de gestion rigoureusement planifiée ou de laisser une population surabondante subir les conséquences d’un habitat qui ne peut plus répondre à ses besoins?
Michel Baril, biologiste
Siboire c quoi c est trop cher de les stérilizer !? On les abats c est plus simple . Pwa pwa les réflexion dexpert . Pas fort , etk moi je préfere les choix du maire et de loingt !
Je trouve que le maire a raison . C est une question de coup . La raison pourquoi on refuse stérilisation ! ? Personne ne perd dans ca cas . Ni animaux, ni la flaure !! Ou y sont juste pas capable de s équipés corectement les pousse crayons du ministère de l environnement !??