Selon des informations rapportées par La Presse, le conflit de travail chez Metro a pris une tournure inhabituelle cette semaine alors que des employés syndiqués en grève se sont rassemblés devant la résidence d’une vice-présidente de l’entreprise, à Boucherville.

Mardi en fin d’après-midi, six autobus transportant des dizaines de travailleurs se sont rendus sur le boulevard Marie-Victorin, où habite Caroline Larocque, vice-présidente responsable de la logistique et de la distribution chez Metro.

Les manifestants ont brandi des pancartes et scandé des slogans devant la résidence pendant moins d’une heure. Les policiers du service de police de l’agglomération de Longueuil se sont rendus sur les lieux et ont évalué la présence d’environ 150 manifestants.

Toujours selon La Presse, le conjoint de Mme Larocque affirme que la famille vit désormais avec un sentiment d’insécurité. Il soutient que des agents de sécurité ont été engagés afin d’assurer leur protection à la suite de la manifestation.

Le syndicat, sollicité par La Presse, n’a pas voulu commenter les événements.

De son côté, Metro a dénoncé la manifestation visant le domicile privé de l’une de ses dirigeantes. La porte-parole de l’entreprise, Geneviève Grégoire, a déclaré que de tels gestes ne favorisent pas le règlement du conflit et a indiqué que certains dirigeants bénéficient maintenant de mesures de sécurité.

Le conflit de travail oppose Metro au Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers Unis Metro-Richelieu, affilié à la CSN, qui représente plus de 550 employés répartis entre les secteurs du transport, de la distribution et des bureaux administratifs.

Déclenchée le 30 mars, la grève se poursuit principalement en raison d’un différend portant sur les salaires.