Lorsque le kangourou Joey s’est retrouvé en liberté à Boucherville, Luc Desroches n’a pas hésité à prendre son appareil photo. Pendant cinq jours, le photographe animalier bouchervillois a veillé sur l’animal en cavale sans jamais chercher à l’effrayer.
Mais son objectif n’était pas seulement d’immortaliser une histoire exceptionnelle. Il voulait surtout s’assurer que l’animal demeure en sécurité. «Je me voyais mal profiter de cette situation-là.»
Après avoir aperçu un avis sur les réseaux sociaux, le photographe se rend sur place. Le premier soir, il ne voit pas le kangourou, mais obtient la permission de la propriétaire du terrain d’accéder à sa propriété.
Le lendemain matin, la rencontre a lieu. Pendant près de trois heures, il observe Joey sans le déranger. Par la suite, il retourne quotidiennement sur les lieux pendant cinq jours afin de vérifier que l’animal est toujours en bonne santé.
«Ce qui m’inquiétait le plus, c’étaient les personnes mal intentionnées.» Au besoin, il était prêt à intervenir si des curieux tentaient de poursuivre ou d’effrayer le marsupial. Heureusement, dit-il, la situation ne s’est jamais produite.
Son rôle dépasse rapidement celui de simple photographe. À la demande des autorités, il transmet ses observations aux agents de la faune et demeure en communication avec des organismes spécialisés en sauvetage animalier. La propriétaire du terrain fournit également son numéro de téléphone aux intervenants. «J’étais probablement la personne qui avait passé le plus de temps avec lui. Ils voulaient connaître ses déplacements et son comportement.»
Ses photographies font rapidement le tour du pays. Après le journal La Relève, plusieurs médias, dont La Presse, le Journal de Montréal, CBC et Global News, utilisent ses images.
L’histoire franchit même les frontières. Des personnes vivant en Australie communiquent avec lui afin de confirmer que Joey est bien un kangourou roux et non un wallaby. L’un de ses correspondants lui lance même en riant que «le jour où j’aurai un orignal dans ma cour, je vais t’appeler.»
Malgré toute l’attention médiatique, Luc Desroches affirme n’avoir jamais perdu de vue l’essentiel. «Ma façon d’aider, c’était d’être présent.» Pour lui, cette aventure résume parfaitement sa philosophie de photographe animalier. Observer. Respecter. Et ne jamais oublier que, derrière la photo, il y a d’abord un animal.


Un homme de cœur Mr Desroches, j’admire son respect pour la faune.
Bravo ! Et pour le respect de ce petit … mes félicitations 🫶
Bravo 🙌🏻 pour cette petite créature si attachante 🫶