Les candidates de Québec solidaire dans les circonscriptions de Montarville et de Verchères pressent les gouvernements et les acteurs du projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur de renforcer les mesures visant à protéger les collectivités riveraines.

Elles estiment que les répercussions du futur accroissement du trafic ferroviaire sur la sécurité, la qualité de vie et l’environnement sont insuffisamment prises en compte.

Dans un communiqué, la candidate dans Montarville, Ginette Langlois, affirme que le récent déraillement ferroviaire survenu à Repentigny ravive les préoccupations de plusieurs citoyens de Boucherville quant à l’augmentation prévue du nombre de convois traversant la municipalité dans le cadre du développement du terminal portuaire de Contrecœur.

Sa collègue dans Verchères, Léonie Thibault Rousseau, soutient que les municipalités de sa circonscription seront elles aussi touchées par cette hausse du trafic ferroviaire.

Selon Québec solidaire, le projet pourrait entraîner le passage de huit à neuf trains par semaine, composés de convois pouvant atteindre de 3,5 à 4 kilomètres.

Le parti rappelle également que certains de ces trains transporteront des matières dangereuses, comme l’a récemment confirmé l’Administration portuaire de Montréal.

Les deux candidates saluent par ailleurs la demande formulée récemment par la Ville de Boucherville, qui a obtenu du Canadien National (CN) l’engagement de réaliser une inspection spéciale de la voie ferrée traversant son territoire, notamment à proximité de secteurs résidentiels, d’écoles, d’un CHSLD et de pistes cyclables.

Elles souhaitent qu’une démarche semblable soit effectuée dans l’ensemble des municipalités concernées par le corridor ferroviaire.

Québec solidaire estime également qu’un examen environnemental plus approfondi demeure nécessaire. Les candidates réclament la tenue d’un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), faisant valoir que les impacts potentiels sur la biodiversité, la qualité de l’air, le fleuve Saint-Laurent ainsi que les milieux naturels justifieraient une telle évaluation.

Elles rappellent qu’en 2022, un regroupement de citoyens avait demandé au gouvernement du Québec de soumettre les infrastructures terrestres liées au projet, notamment les routes et les voies ferrées, à une étude d’impact environnemental. Cette requête avait été refusée.

Enfin, les candidates soulignent que, selon elles, certaines analyses récentes soulèvent des questions sur la rentabilité économique du projet, dans un contexte marqué par un ralentissement du trafic de conteneurs et un climat commercial plus protectionniste. Elles réitèrent leur appui au regroupement Vigie citoyenne Port de Contrecœur/Montérégie, qui exprime depuis plusieurs années des préoccupations quant aux conséquences environnementales, sociales et économiques de l’expansion du terminal portuaire.