Avis à ceux qui espéraient voir Joey, ce kangourou en cavale qui avait défrayé les manchettes à la mi-juin avant d’être capturé et transféré au Zoo de Granby, le marsupial est tenu à l’écart du public avant d’être transféré à une autre institution zoologique au Canada.
C’est dans le but de limiter les sources de stress et de favoriser son adaptation que le kangourou ne sera pas visible au public durant son séjour au Zoo de Granby.
Celui que l’on a surnommé Joey sera transféré dans une autre institution zoologique au Canada, mais le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) refuse de divulguer le nom ou l’endroit exact de ce zoo pour des raisons de sécurité et pour éviter des représailles envers les nouveaux hôtes de l’animal, a mentionné le porte-parole à la direction des communications du ministère, Robert Maranda.
«Celui-ci bénéficie du programme d’enrichissement comportemental du Zoo de Granby pour l’encourager à explorer son environnement, à rechercher sa nourriture et à exprimer les comportements naturels», a ajouté M. Maranda.
«Le jeune kangourou se montre calme, alerte et curieux. Il manifeste un intérêt envers les techniciens en santé animale qui s’occupent de lui quotidiennement, ce qui témoigne d’une bonne adaptation à son milieu d’accueil temporaire», a-t-il souligné.
Enquête en cours
Rappelons que, selon le Ministère, le kangourou était gardé illégalement dans une écurie de Boucherville dotée d’installations non conformes à la réglementation québécoise avant de prendre la fuite.
«Le processus d’enquête concernant la garde potentiellement illégale d’un kangourou est en cours. Aucune information ou commentaire supplémentaire sur cette enquête ne sera émis afin de ne pas nuire au processus», a précisé Robert Maranda.
Rappelons que la délicate opération de capture avait été prise en charge par une équipe composée de vétérinaires spécialisés en médecine zoologique, de techniciens en santé animale et d’agents de protection de la faune.
Beaucoup de précautions avaient été prises à ce moment, car une intervention précipitée aurait pu compromettre la capture, provoquer un stress important chez l’animal et entraîner des réactions imprévisibles pouvant mettre sa vie en danger.

