Nathalie Roy sollicite un nouveau mandat et vise de nouveau la présidence de l’Assemblée nationale. Après plusieurs mois de réflexion, elle a finalement confirmé ses intentions : la députée de Montarville sera candidate à l’élection générale du 5 octobre sous la bannière de l’Équipe Christine Fréchette – Coalition avenir Québec. Si elle est réélue, elle entend également briguer un second mandat à la présidence de l’Assemblée nationale.
Dans une entrevue accordée à La Relève, Mme Roy explique avoir longuement réfléchi avant de prendre sa décision. Elle dit considérer son rôle de députée comme un privilège. Avocate de formation, elle le compare d’ailleurs à celui d’une avocate de la défense, dont le travail consiste à porter la voix de ses concitoyens et à intervenir auprès du gouvernement pour tenter de régler leurs dossiers.
Une décision retardée par son rôle de présidente
Si l’annonce est arrivée relativement tard dans le calendrier préélectoral, ce n’est pas par hésitation uniquement, explique-t-elle. Son statut de présidente de l’Assemblée nationale a notamment dicté son échéancier. Même après la dissolution de l’Assemblée nationale, la présidente demeure en fonction jusqu’à ce qu’une nouvelle Assemblée élise son successeur. Mme Roy considère donc qu’elle ne peut pas se comporter comme une candidate traditionnelle tout en exerçant encore ses responsabilités à la tête de l’institution parlementaire.
Cette situation l’oblige notamment à conserver une stricte neutralité. Elle ne compte donc pas mener une campagne axée sur les attaques envers ses adversaires ni sur la défense partisane du programme de la CAQ.
«La partisanerie, il n’y en aura pas», a-t-elle affirmé à La Relève, précisant qu’elle entend plutôt aller à la rencontre des citoyens et parler de son travail de députée.
Elle dit également vouloir se tenir à l’écart des attaques personnelles et de la virulence qui caractérisent parfois les échanges sur les réseaux sociaux. À ses yeux, les candidats qui acceptent de se présenter méritent plutôt d’être respectés pour leur engagement.
Une confiance envers Christine Fréchette
Avant de confirmer sa candidature, Nathalie Roy souhaitait aussi observer la nouvelle cheffe de la Coalition Avenir Québec, Christine Fréchette, dans ses nouvelles fonctions de première ministre. Elle dit avoir eu l’occasion de travailler avec elle lorsqu’elle était ministre et avoir suivi son parcours depuis son arrivée à la tête du gouvernement. Elle affirme avoir été rassurée par ce qu’elle a observé et décrit Mme Fréchette comme une femme réfléchie et responsable, en qui elle dit avoir confiance.
Quant aux intentions de vote actuellement moins favorables à la CAQ, Mme Roy rappelle que le parti était à 19% lorsqu’elle a fait son entrée en politique en 2012. Elle estime qu’un sondage ne constitue qu’une photographie prise à un moment précis et préfère laisser aux électeurs le soin de se prononcer au terme de la campagne.
Un deuxième mandat à la présidence
Nathalie Roy a aussi fait connaître son intention concernant la présidence de l’Assemblée nationale. «Si je suis réélue dans Montarville, je présenterai mon nom à mes 126 collègues parlementaires afin de solliciter un deuxième mandat à la présidence.» Elle rappelle que cette fonction n’est pas attribuée par le gouvernement ou par un parti, mais par un vote secret des députés. Cette perspective explique aussi, selon elle, l’importance de préserver sa neutralité durant la campagne.
Elle demeure actuellement en fonction et doit continuer à exercer ses responsabilités jusqu’à la reprise des travaux parlementaires par la nouvelle Assemblée.
Mme Roy estime par ailleurs que son expérience à la présidence constitue un atout pour les citoyens de Montarville. Depuis quatre ans, dit-elle, cette fonction lui a permis de travailler avec des élus de tous les partis et de développer une approche davantage axée sur la collaboration.
Le bilan plus tard
Pour l’instant, la députée n’entend pas dévoiler son bilan détaillé ni présenter ses priorités pour un éventuel prochain mandat. Elle veut attendre le déclenchement officiel de la campagne avant de présenter plus largement ses réalisations, les dossiers qui demeurent à faire avancer et ses projets pour la circonscription.

