Aux quatre candidats des principaux partis qui se présentent dans la circonscription de Montarville, il faut ajouter le nom de Marc Rondeau, du Parti conservateur du Québec, qui saute à son tour dans l’arène politique.

Natif de Boucherville, où il a vécu pendant plus de 15 ans, Marc Rondeau est entraîneur national de patinage artistique depuis plus de 20 ans. Le candidat connait bien les rouages de la formation politique puisqu’il a été agent de liaison entre 2022 et 2024, et il est aussi organisateur du PCQ depuis 2024.

Il tentera de faire valoir la plate-forme de son parti qui compte notamment quatre chantiers principaux. Le premier chantier serait d’atteindre le déficit zéro en quatre ans. Cet objectif ambitieux passerait par une diminution importante et ciblée des subventions directes et des crédits d’impôt aux entreprises. Le PCQ voudrait imposer un gel permanent des embauches dans la fonction publique ainsi qu’une réduction graduelle de 5,6% par année, principalement grâce à l’attrition.

Le chantier numéro deux serait de rendre les entreprises plus compétitives en accordant une baisse majeure du fardeau fiscal des sociétés. Ce chantier s’appuierait aussi sur la déréglementation et la libéralisation. Il y aurait, par exemple, libéralisation de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures et réduction réelle du nombre de ministères à maximum 20, avec une diminution concrète de la réglementation et des effectifs qui en découlent.

Le troisième chantier serait de réduire le fardeau fiscal des particuliers. Dès que les mesures enclenchées pour atteindre le déficit zéro seront enclenchées, le PCQ mettra en œuvre «la plus importante baisse d’impôt des particuliers et de taxes à la consommation de l’histoire du Québec », peut-on lire dans la plate-forme. Un gouvernement du PCQ se retirera aussi du marché du carbone pour alléger le fardeau fiscal des automobilistes à la pompe.

Finalement, le quatrième chantier sera de rénover les infrastructures, avec priorité absolue au maintien des actifs existants. La part des investissements consacrée à l’entretien passera de 65% à 75-80%, tant que le déficit de maintien des actifs de 40 milliards $ ne commencera pas à se résorber.